Les nuages vénusiens ne sont pas du tout propices à la vie (si vie il y a)

Parmi les corps célestes étudiés par les chercheurs pour trouver de la vie extraterrestre, les planètes les plus proches de nous, à l’instar de Vénus et de Mars, font partie des premiers candidats. Pour le cas de la première, comme la vie est quasiment impossible à sa surface, les experts se sont penchés sur son atmosphère.

À la grande déception de tous, selon les conclusions des travaux menés par John Hallsworth, de l’Université Queen’s de Belfast, et ses compères, même l’atmosphère vénusienne n’est pas favorable à la vie.

Vénus vue de l'espace
Crédits Pixabay

Ce constat ne se limite d’ailleurs pas aux nuages de Vénus. En effet, ceux de Mars sont aussi très hostiles, mais d’une manière différente. Heureusement, d’autres planètes de notre Système solaire, comme Jupiter, disposeraient d’une atmosphère propice à la vie.

L’atmosphère de Vénus est aussi hostile que sa surface

Comme la surface de l’étoile du Berger n’est pas très favorable à la vie, ces scientifiques ont donc décidé de se tourner vers son atmosphère. En effet, si vous vous en souvenez, la détection de la signature d’un composé chimique supposé être d’origine biologique, la phosphine, a fait couler beaucoup d’encre l’année dernière. Une découverte pour laquelle on peut remercier la NASA en passant.

En plus d’avoir permis d’y identifier de la phosphine, les efforts de la NASA ont aussi permis d’en savoir un peu plus sur la composition de l’atmosphère vénusienne. Notamment son acidité, sa teneur en eau mais aussi sa température. Sur la base de l’étude de toutes ces données, Hallsworth et son équipe suggèrent que les nuages de Vénus ne sont pas du tout propices à la vie. En cause, l’acide sulfurique qui les constitue.

Selon les chercheurs, cela empêche l’eau, un élément crucial, d’être présente en quantité suffisante pour soutenir la vie (telle que nous la connaissons sur Terre). Ainsi, avec une humidité qui n’atteint même pas 0,4 %, l’atmosphère vénusienne ne permettrait pas, même au champignon capable de résister à des conditions extrêmes d’aridité sur Terre, d’y survivre.

Il faudrait se tourner vers Jupiter pour espérer trouver de la vie

Outre l’atmosphère de Vénus, Hallsworth et ses compères se sont aussi penchés sur celui de Mars, cette fois pourvu d’une atmosphère glacée. Contrairement aux nuages vénusiens qui ne contiennent presque pas d’eau, ceux de la planète rouge en renferment assez. Toutefois, c’est de l’eau à l’état de glace, donc solide. Ajoutés à cela, les rayons UV stérilisent ces gouttelettes congelées, rendant la vie impossible dans l’atmosphère martienne.

Mais avec Jupiter, la donne est toute autre. Les chercheurs ont en effet avancé que dans une certaine partie de l’atmosphère de cette planète géante, où la température est comprise entre -30 et 10 °C, il se pourrait que la teneur en eau soit suffisante pour favoriser la présence de la vie.

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