Les océans seraient assez courants sur les mondes extraterrestres

Une nouvelle étude de la NASA suggère que la présence d’océans sur les exoplanètes peut être plus courante qu’on ne le pense. Grâce à la technologie, les scientifiques espèrent pouvoir prouver cette théorie au cours des prochaines années.

Et si les océans étaient courants en dehors de notre monde ? C’est du moins ce que laisse croire une nouvelle étude publiée par l’Agence spatiale américaine. Dirigé par Lynnae Quick, scientifique planétaire à la NASA, spécialisée dans le volcanisme et les mondes océaniques, ce programme de recherche a pour but de former un modèle mathématique permettant d’avoir un nombre approximatif des planètes dans d’autres systèmes stellaires qui pourraient abriter de grandes quantités d’eau.

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 Dans le cadre de leurs études, les chercheurs ont analysé 53 planètes ayant une taille plus ou moins identique à celle de la Terre et jusqu’à huit fois la masse de la planète bleue.

Grâce à cette démarche, ils ont relevé que jusqu’à un quart de tous les mondes extraterrestres pouvaient abriter de grandes quantités d’eau.

Une nouvelle génération de télescopes pour pousser les recherches encore plus loin

Pour déboucher sur cette conclusion, les scientifiques de la NASA se sont servis des moyens matériels disponibles à ce jour. Quick a indiqué qu’avec la technologie actuelle, il est difficile, voire impossible, d’avancer dans ce genre de recherche. Les chercheurs restent tout de même confiants étant donné que de nouvelles générations de télescopes et d’observatoires terrestres verront le jour d’ici quelques années.

Par exemple, le télescope spatial James Webb, dont le lancement a dû être reporté à mars 2021 en raison de la pandémie de Covid-19, sera en mesure de détecter la présence d’eau sur des planètes appartenant à des mondes lointains. Le système stellaire TRAPPIST-1 figure parmi les zones qu’il analysera.

Une fois qu’il aura atteint sa position opérationnelle, l’engin spatial développé par la NASA en collaboration avec l’Agence spatiale européenne et l’Agence spatiale canadienne se tournera vers ce système situé à 39 années lumières de la Terre. En effet, sur les sept planètes déjà connues comme faisant partie de TRAPPIST-1, quatre pourraient abriter de vastes océans.

La chaleur, un élément essentiel pour la présence d’eau

Il est à noter que la chaleur figure parmi les paramètres pris en compte par les scientifiques dans cette quête de planètes pouvant comporter des océans, et donc, de l’eau. Nécessaire pour faire fondre la glace et provoquer des réactions chimiques, elle provient généralement de deux sources : la chaleur radiogène, entraînée par la décroissance radioactive à l’intérieur d’une planète, et les forces de marée, l’interaction physique entre les planètes et les lunes en orbite.

Mots-clés exoplanètes