Les oursins nous rendront-ils immortels ?

Les oursins détiennent-ils la clé pour nous aider à freiner le vieillissement de nos cellules ? Certains scientifiques en sont persuadés et c’est notamment le cas des chercheurs du Bermuda Institute of Ocean Sciences et du MDI Biological Laboratory. Ils se sont en effet intéressés à leurs étranges facultés de régénération.

Tous les animaux sont concernés par le vieillissement cellulaire mais certains d’entre eux s’en sortent mieux que les autres et c’est notamment le cas des oursins.

Oursins immortels

Les oursins sont capables de régénérer leurs appendices.

Contrairement aux mammifères et à la plupart des espèces vivantes, ces échinodermes sont tout à fait capables de régénérer leurs cellules et même leurs appendices, un peu à l’image du lézard et de sa queue.

Les oursins peuvent régénérer leurs cellules, et aussi leurs appendices

Mieux, ils ne cessent de grandir tout au long de leur vie et ils peuvent même se reproduire jusqu’à leur dernier souffle.

Certaines espèces sont d’ailleurs capables de vivre centenaires.

Les chercheurs des instituts évoqués un peu plus haut se sont donc sérieusement penchés sur leur cas et ils ont notamment comparé trois espèces d’oursins ayant des espérances de vie très différentes : le Lutechinus variegatus (4 ans), le Strongylocentrotus purpuratus (50 ans) et le Mesocentrotus franciscanus (plus de 100 ans).

Ces trois espèces ne vivent pas forcément au même endroit mais elles présentent des modes de vie comparables et elles habitent ainsi toutes près des côtes. Mieux, elle sont aussi toutes les trois herbivores et elles se nourrissent des mêmes éléments.

Durant leurs analyses, les scientifiques se sont rendus compte que les individus de ces trois espèces offraient la même capacité de régénération, et ce quelle que soit leur espérance de vie.

Le vieillissement n’est pas dû au déclin des gènes permettant aux organismes de se développer

Ce détail est évidemment loin d’être anodin car cela veut aussi dire que le vieillissement n’est pas dû au déclin des gènes qui permettent aux organismes de grandir et de se développer.

Si cela avait été le cas, alors les trois espèces n’auraient pas présenté les mêmes capacités de régénération.

Ils vont bien évidemment poursuivre leurs analyses afin de mieux comprendre les mécanismes cellulaires liés au phénomène. A terme, ils espèrent pouvoir utiliser ces méthodes afin de lutter contre le vieillissement chez l’être humain, ou même pour régénérer nos cellules.

Leurs découvertes pourraient changer pas mal de choses, donc, mais il faudra sans doute attendre quelques décennies avant que leurs recherches ne portent leurs fruits.