Les Pangolins n’auraient rien à voir avec la propagation du Covid-19 finalement

Et si les Pangolins n’avaient rien à voir avec la propagation du Covid-19 ? Le généticien Ping Liu du Guangdong Academy of Science, de Chine, a essayé de répondre à cette question. Depuis la découverte du Covid-19, les scientifiques du monde entier ont tenté de déterminer l’origine du virus SARS-CoV-2.

Les chercheurs désignent la chauve-souris comme le « réservoir » du Covid-19. Toutefois, avant de contaminer les Hommes, le virus aurait d’abord transité par un hôte intermédiaire. Depuis plusieurs mois, les soupçons se sont portés sur le Pangolin, un mammifère au corps recouvert d’écailles. Cette espèce aurait permis au virus de se développer avant d’infecter les Hommes.

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Une étude menée par le généticien Ping Liu laisse penser que les Pangolins pourraient ne pas être à l’origine de la propagation du Covid-19.

Les Pangolins seraient des hôtes naturels du Covid-19

Le SARS-CoV-2 appartient au genre des Betacoronavirus. Il s’avère que ce groupe est connu pour infecter essentiellement les mammifères. Dans sa nouvelle étude, Ping Liu suggère que les Pangolins n’auraient pas propagé le virus mais qu’ils seraient en fait des hôtes naturels.

Pour en arriver à cette conclusion, l’équipe de scientifiques dirigée par Ping Liu a étudié le génome d’un Coronavirus retrouvé dans deux Pangolins malades de Malaisie. Ce Coronavirus a été baptisé pangolin-CoV-2020.

Des similarités avec le SARS-CoV-2

Ping Liu et son équipe ont comparé la séquence du génome du pangolin-CoV-2020 à celle du SARS-CoV-2. Ils ont découvert qu’elles étaient à 90,32% similaires. Ils ont ensuite comparé le pangolin CoV-2020 avec le coronavirus des chauves-souris Rhinolophus affinis, baptisé BatCoV-RaTG13, qui est le plus proche du SARS-CoV-2. Ils ont rapporté une ressemblance de l’ordre de 90,24%.

Les observations des chercheurs ne se sont pas arrêtées là. Ils ont également noté le fait que les instructions génétiques de la protéine Spike du SARS-CoV-2 ressemblaient plus à celles des coronavirus retrouvés chez les chauves-souris et chez les humains qu’à celles du pangolin. De plus, le virus du Pangolin ne partage que le récepteur ACE2 avec la protéine Spike qui permet au Covid-19 d’infecter les cellules humaines. D’après l’étude menée par Ping Liu,

« A un niveau génomique, le SARS-CoV-2 est plus proche, génétiquement parlant, du Bat-CoV-RaTG13 que du pangolin-CoV-2020. »

Il est donc peu probable que les Pangolins aient propagé le virus.