Les personnes dépourvues du gène CCR5 récupèreraient mieux d’un accident vasculaire cérébral

La revue Cell a publié récemment les résultats d’une nouvelle étude portant sur le gène CCR5. L’absence de ce gène chez certains sujets se révèle être un atout majeur dans le sens où elles résistent mieux au VIH.

Ce n’est pas tout ! Ces individus se remettront plus facilement et plus rapidement d’un accident vasculaire cérébral ou AVC. L’on peut aussi obtenir les mêmes effets en cas de lésion cérébrale traumatique et de traumatisme cérébral.

Modifications génétiques

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont administré une certaine dose de Maraviroc, un médicament contre le VIH, à des souris. Le but de cette démarche était de bloquer tous les récepteurs de CCR5 afin que les rongeurs soient considérés comme étant des êtres dépourvus du gène. Aucune des souris testées n’a subi un AVC.

Avant de fournir des bilans effectifs et concrets, les chercheurs devront attendre les résultats des essais cliniques réalisés à Tel-Aviv.

Les résultats de la nouvelle étude

L’administration de Maraviroc à des souris a entrainé un effet inattendu.

Les rongeurs pouvaient mieux contrôler leurs mouvements ainsi que certaines parties de leur corps, ce qui n’est pas le cas des personnes atteintes d’AVC. Pour en avoir le cœur net, les chercheurs ont travaillé avec des scientifiques israéliens. Ces derniers suivent de près la convalescence de 450 patients sujets à des accidents vasculaires cérébraux légers et modérés.

Selon le Docteur Thomas Carmichael, principal auteur de l’étude, les patients israéliens sont les meilleurs candidats pour cet essai clinique, car la plupart d’entre eux sont des Ashkénazes. Pour information, les Juifs ashkénazes sont majoritairement dépourvus du gène CCR5. Les analyses montrent qu’ils récupèrent mieux d’un AVC.

Une nouvelle approche très prometteuse

L’on sait que les personnes dépourvues du gène CCR5 se remettent plus vite d’un AVC. La convalescence touche aussi bien l’aspect physique que mental. Le patient contrôle mieux ses mouvements, sans parler de l’amélioration de sa mémoire et de sa capacité verbale. La raison en est que l’absence du gène limite les pertes de connexions cérébrales.

Pour sa part, le Docteur Heidi Schambra, directrice de la neuroépidémiologie au sein du NYU Langone Health, a déclaré que « les résultats suggèrent une nouvelle approche pour favoriser la récupération après un accident vasculaire cérébral et une lésion cérébrale traumatique ». Les essais cliniques de phase 2 sont en cours.

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