Les pirates partagent toujours des torrents sur Google Maps

Google Maps est un service proprement fantastique. En quelques minutes, il permet de trouver le meilleur itinéraire entre un point A et un point B, mais aussi de connaître les prochains trains ou métro de notre région, et même d’obtenir des informations sur les restaurants de notre choix.

Mieux encore, depuis les dernières mises à jour, le service permet également de connaître les plats présents au menu de certains restaurants et de garder un oeil sur les heures d’affluence de n’importe quel établissement.

Une femme se tenant le visage dans la pénombre

Photo de Juan Pablo Serrano Arenas provenant de Pexels

Oui, mais Google Maps ne se limite à ces seuls usages et il est également très prisé… de certains pirates.

Google Maps, un service qui mise beaucoup sur le collaboratif

La force de Google Maps, c’est que le service ne repose pas uniquement sur le contenu et les données de son éditeur. Certes, Google occupe un rôle central dans son élaboration, mais le contenu proposé n’est pas uniquement du fait des Googlers ou de leurs partenaires.

En réalité, l’outil a été pensé comme une plateforme collaborative et toutes les personnes disposant d’un compte Google peuvent donc l’alimenter à leur guise, en déclarant leur(s) propre(s) établissement(s) ou même en laissant des avis et des photos sur les lieux fréquentés.

Mais au-delà de cette dimension, Google Maps permet également aux internautes de créer leurs propres cartes. Mieux encore, l’outil est très flexible et il regroupe un panel de fonctions répondant aux besoins de tous les cartographes, même les plus exigeants d’entre eux.

Quand le participatif se retourne contre Google

Google My Maps, c’est le nom de ce service, va d’ailleurs assez loin en favorisant le travail en équipe et en permettant aux créateurs de personnaliser l’allure et le contenu de leurs cartes en quelques clics.

Cette dimension participative est très appréciable, mais elle se retourne parfois contre Google. Par le passé, de nombreux utilisateurs mal intentionnés ont en effet détourné le fonctionnement du service pour faire apparaître des messages politiques ou même des dessins… provocateurs. Le meilleur exemple reste celui de ce Bugdroid en train d’uriner sur une pomme croquée, symbole de l’affrontement entre les pro-Android et les pro-iOS.

Mais Google Maps n’attire pas que les plaisantins. Cela fait maintenant quelques années que des internautes utilisent le service pour partager et échanger des liens pointant vers des contenus torrents. Les premiers signalements remontent à 2017 et ils avaient fait pas mal de bruit à l’époque. Suffisamment en tout cas pour que Google prenne des mesures drastiques.

Il semblerait cependant que ces mesures soient encore imparfaites. C’est du moins ce que l’on peut déduire de l’enquête très intéressante menée par TorrentFreak le mois dernier.

Des contenus renvoyant vers des sites pirates, mais pas que

En fouillant dans les méandres de la plateforme, nos confrères ont effectivement mis au jour plusieurs liens pirates partagés par le biais de Google Maps. L’un d’entre eux renvoyait ainsi vers le torrent d’une version complète de GTA V pour PC, un torrent hébergé sur un site accessible à l’adresse hellboundgamers.com. Site dont le contenu semble cependant avoir été totalement nettoyé depuis.

Toujours dans le cadre de cette enquête, TF a également mis la main sur plusieurs liens renvoyant vers des copies pirates de Boy Erased, un film dont la sortie remonte à l’année 2018.

Toutefois, et c’est sans doute le plus important, tous ces liens ne renvoyaient pas systématiquement vers des sites pirates. En réalité, beaucoup d’entre eux avaient pour but d’escroquer les internautes les plus crédules en les poussant à renseigner leurs informations bancaires pour accéder aux contenus proposés.

Bien sûr, de son côté, Google veille au grain et tous les contenus cités par Torrent Freak ont été supprimés de Google Maps. Mais le web étant ce qu’il est, il ne serait pas surprenant de voir surgir un beau matin d’autres liens similaires.

Ce qui prouve, finalement, que l’imagination des pirates est sans borne.

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