Les publicités vidéo vont bientôt intégrer Messenger

L’année dernière Facebook introduisait en catimini les encarts publicitaires sur Messenger, cette année, la firme y intègre des publicités vidéo. L’objectif ? Monétiser encore un peu plus les 1,3 milliard d’utilisateurs de la célèbre plateforme de messagerie instantanée. Pour y parvenir, la société de Mark Zuckerberg précisait la semaine dernière que ces réclames vidéo seraient déployées, comme les publicités statiques déjà présentes sur le service, entre les différentes conversations affichées sur la page d’accueil de l’application.

À la manière des vidéos sponsorisées intégrées depuis longtemps à Facebook et Instagram, les spots qui garniront bientôt Messenger se déclencheront automatiquement à mesure que l’utilisateur scrollera vers le bas. Il sera visiblement possible, comme c’est souvent le cas, de masquer ces publicités une à une dès leur apparition.

Soucieux de donner plus de visibilité aux annonces sur son service de messagerie instantanée, Facebook s’apprête à intégrer des publicités vidéo à Messenger.

Pour autant, la diversification des annonces publicitaires sur une plateforme destinée – avant tout – aux conversations à caractère privé suscite une méfiance compréhensible. Dans un contexte post affaire Cambridge Analytica, l’exploitation des données personnelles – toujours au centre du modèle économique de Facebook et de ses différents services – risque fort d’être une fois de plus pointée du doigt.

Messenger : une source de revenus insuffisamment exploitée pour Facebook

De son côté Facebook cherche bien sûr à éteindre l’incendie avant qu’il ne se déclenche et se veut donc rassurant. Stefanos Loukakos (le directeur de Messenger Business) estime ainsi que “la priorité est l’expérience utilisateur” et que jusqu’à présent “aucun changement du nombre de messages envoyés” ne s’est fait sentir sur le service à mesure que les publicités vidéo faisaient leur apparition sur la plateforme au travers de phases de tests.

Il apparaît donc que Facebook estime être dans les clous tant que le nombre de messages envoyés et d’utilisateurs actifs ne bouge pas. Soit, mais du point de vue de l’utilisateur, l’argument de Stefanos Loukanos pourra tout de même sembler assez dérisoire. Il n’empêche que cet alibi permettra à la firme d’exploiter plus finement la source colossale de revenus qu’est devenu Messenger avec son gros milliard d’usagers.

Comme le soulignent Les Echos, au travers de ces publicités vidéo (plus lucratives que leurs homologues classiques) le groupe espère améliorer la rentabilité de sa messagerie instantanée. Une politique qui porte ses fruits sur les autres services de Facebook. Sur le premier trimestre de l’année 2018, les recettes publicitaires du réseau social ont ainsi atteint le seuil record de 11 milliards de dollars. Un chiffre en hausse de 50% par rapport à l’année précédente.

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