La Lune est plus irradiée que prévu et ça risque de compliquer les missions lunaires habitées

Pour ses prochaines missions sur la lune, la Nasa prévoit des séjours durant au moins plusieurs mois pour les astronautes, au lieu de se contenter de passages de courtes durées, comme c’était le cas avec les missions Apollo. Ces périodes plus longues impliquent aussi plus de risque, face au rayonnement cosmique et solaire.

Les informations envoyées par une sonde chinoise, ayant aluni en décembre 2018, permettent déjà de préparer un voyage que les Américains veulent entreprendre avant 2024. La fabrication des vaisseaux utilisés, ainsi que celle des combinaisons spatiales, doit en tenir compte, afin de protéger efficacement les individus.

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En mesurant la radioactivité lunaire, les scientifiques ont pu déduire qu’il est tout à fait possible d’habiter sur le satellite, à condition de prendre quelques précautions.

Un environnement trop irradié pour l’homme

L’engin spatial de l’Empire céleste, nommé Chang’e-4, a emporté avec lui différents types d’équipements de mesures, des appareils photo, ainsi que le rover Yutu-2. Parmi les instruments embarqués, il y a un dosimètre, dont la mission est d’analyser le taux de rayonnement pouvant atteindre les astronautes. Les données récoltées indiquent des radiations solaires et spatiales qui sont 200 fois plus puissantes que sur terre.

L’atmosphère terrestre et son champ magnétique sont des barrières naturelles contre les rayons cosmiques et les radiations dangereuses du soleil. Tant que l’homme reste sur terre, il ne risque rien, mais la lune ne dispose d’aucune protection similaire. Les particules nocives percutent la surface lunaire en toute liberté, pouvant irradier les explorateurs de l’espace et leur causer des dommages corporels.

La protection contre les rayons

Les rayons dont on parle sont des ondes électromagnétiques, comme les rayons gamma, capables de traverser le corps humain et causer des lésions dans les organes. Il y a également des particules chargées, pouvant également pénétrer des corps solides avec des vitesses très élevées. Les hommes irradiés peuvent développer des cancers et avoir des symptômes susceptibles de faire échouer une mission spatiale.

Pour se protéger de la radioactivité, les hommes envoyés pour explorer l’astre de la nuit devront compter sur leur combinaison spatiale. Les vaisseaux devront également être équipés d’un blindage spécialement conçu pour les circonstances.

En ce qui concerne les habitations permanentes, il faudra peut-être s’appuyer sur de la matière première trouvée sur place. Selon les estimations scientifiques, il faudrait une épaisseur de 10 mètres d’eau, comme barrière pour éliminer le risque d’irradiation spatiale et solaire. Pourtant, on pourrait obtenir le même résultat avec 50 cm de régolithe, la poussière lunaire.