YouTube et Facebook ont bloqué un documentaire conspirationniste sur le Coronavirus

La Covid-19 a fait couler beaucoup d’encre dans tous les médias confondus, que ce soit de la part des sources officielles, ou venant d’auteurs conspirationnistes. Ces derniers se spécialisent dans la désinformation en surfant sur la pandémie qui décime des centaines de milliers de personnes à travers le monde. Bref, des opportunistes qui ne reculent devant rien pour semer la confusion et désorienter la population.

Un documentaire est même récemment devenu viral sur le Web, avec la particularité de véhiculer de nombreuses fausses informations sur le Coronavirus. Le titre est « Plandemic : Indoctornation », dont le premier mot est une contraction de « Plan » et de « pandemic ». La seconde partie est un jeu de mots entre « endoctrination » et « doctor ».

Un extrait de moins de trente minutes a été dévoilé au début du mois de mai 2020, avec plusieurs dizaines de millions de vues. Ceci a incité les principaux réseaux sociaux à vouloir limiter la désinformation sur leur plateforme.

L’auteur, le personnage principal, les sujets discutés

Le producteur californien à la base de cette vidéo fortement polémique se nomme Mikki Willis, qui a déjà à son actif plusieurs œuvres du même genre. Le documentariste met en avant une chercheuse qui a été désavouée par ses employeurs et collègues, une certaine Judy Mikovits. Cette dernière affirme avoir manipulé le virus Ebola et le VIH, entre autres.

Le film est clairement une campagne qui dénigre les vaccins en général, en plus de faire de la désinformation sur la propagation du SRAS-CoV-2 dans le monde. La scientifique rejetée par ses pairs affirme que le virus est une mutation sortie des laboratoires, conçu à partir de la souche qui a infecté la Chine au début des années 2000.

La politique contre la désinformation des réseaux sociaux

Tous les réseaux sociaux majeurs ont pris des dispositions face à une telle effronterie de la part du vidéaste conspirationniste. Dès l’apparition du trailer, YouTube l’a supprimé sans faire d’état d’âme. Facebook quant à lui empêche purement et simplement le partage du documentaire. LinkedIn, de son côté, est allé jusqu’à supprimer le premier compte qui a mis la vidéo sur la plateforme.

Twitter autorise ses utilisateurs à mettre le lien, mais en cliquant dessus un message prévient que le lien n’est pas « safe ». Le réseau social rajoute qu’il serait mieux de consulter le centre d’information officielle sur la Covid-19.