Les robots font visiblement de très mauvais serveurs

La Chine a beaucoup misé sur les robots ces dernières années et notamment dans le secteur de la restauration. Plusieurs établissements ont d’ailleurs franchi le pas en s’équipant de robots-serveurs afin de gagner en productivité. Il faut croire que cette stratégie n’a pas porté ses fruits puisque deux restaurants ont mis la clé sous la porte à cause de leurs machines.

Heweilai est un illustre inconnu en Europe, et encore plus en France, mais cette chaîne est assez connue en Chine. Récemment, elle a fait le choix de remplacer les serveurs de ses restaurants par des robots afin de réduire les coûts induits par sa masse salariale.

Robot Chine

Les robots ne sont plus les bienvenus dans les restaurants chinois.

Sur tous les établissements de la chaîne, deux ont fermé leurs portes quelques semaines plus tard et un troisième a été sauvé in-extremis de la banque-route en remplaçant les robots par des personnes en chair et en os.

Les robots ont coûté 6 800 euros pièce

Ces fameux robots ont coûté 6 800 euros pièce à la Heweilai et ils étaient chargés d’effectuer des tâches simples.

Ils devaient par exemple nettoyer la salle, enregistrer les modifications apportées aux commandes et servir les clients. Toutefois, ils auraient eu beaucoup de mal à remplir leur part du contrat.

Selon Shangaiist, ces robots-serveurs n’étaient effectivement pas fiables et ils avaient ainsi tendance à tomber régulièrement en panne. Pire, ils manquaient aussi de stabilité et il leur arrivait ainsi fréquemment de renverser les plats et notamment les bols de soupe.

Pas terrible, donc. Non, et les clients se seraient vite lassés de tous les retards provoqués par ces machines. Ils auraient donc déserté les établissements de la chaîne, provoquant du même coup la fermeture de deux de ses restaurants.

Rien ne remplace le vrai contact humain

Comme indiqué un peu plus haut, le troisième a réussi à s’en sortir en congédiant son robot-serveur et en le remplaçant par une vraie personne.

Mais le plus intéressant, dans l’histoire, c’est que les gérants de ces trois établissements se sont tous plaints… des coûts générés par ces robots. Car en effet, les économies réalisées en terme de charges n’ont pas fait le poids face aux dépenses en électricité et face au coût généré par les multiples réparations faites sur ces machines.

Zhang Yun, le vice-recteur de l’Université de Technologie de Guangdong, n’a pas été surpris par cet échec. D’après lui, si les robots sont très efficaces pour les tâches répétitives, ils laissent très clairement à désirer dans des domaines nécessitant de nombreuses interactions sociales.

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