Les sénateurs exigent que Facebook s’explique sur son application controversée de collecte de données

Les sénateurs ont, une fois de plus, Facebook dans le viseur. En effet, le géant des médias sociaux doit actuellement faire face à une pluie de critiques étant donné qu’il a incité des adolescents à télécharger une application de collecte de données.

Après avoir passé un an à interroger Facebook sur sa politique de protection des données et de la vie privée des utilisateurs, il semble que les sénateurs n’ont pas encore épuisé le sujet. En particulier, deux sénateurs américains ont encore des questions à poser à Facebook.

Le premier se nomme Mark Warner, c’est un démocrate de Virginie. Le second, quant à lui, s’appelle Edward Markey, c’est un démocrate du Massachusetts. Chacun d’entre eux a fustigé la société le mercredi 30 janvier 2019 sur la base d’informations qui révèlent que le réseau social a payé des adolescents de 13 ans pour télécharger l’application de suivi sur leur téléphone.

Les sénateurs accusent Facebook de dissimuler ses pratiques de collecte de données

Les sénateurs ont chacun émis des communiqués de presse distincts dans lesquels ils font part de leur frustration grandissante à l’égard du comportement de Facebook. Particulièrement, à cause du fait que le réseau social n’a pas clairement expliqué comment il collectait des données.

Le sénateur Warner a déclaré qu’il était en train de préparer un projet de loi obligeant les géants technologiques à demander le consentement exprès de leurs utilisateurs avant de collecter leurs données et les utiliser à des fins lucratives.

Facebook se défend comme il peut

Dans une lettre qu’il a adressée au PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, Warner déplore que les utilisateurs ne soient pas suffisamment informés de l’ampleur de la collecte des données sur Facebook ni des objectifs commerciaux derrière cette collecte.

Même si Facebook n’a pas immédiatement émis de commentaires, un porte-parole a toutefois déclaré le mercredi 30 janvier 2019 que Facebook informait ses utilisateurs de ses pratiques de collecte de données et que le réseau social ne divulguait pas lesdites données. Le porte-parole a également déclaré que moins de cinq pour cent des utilisateurs ayant téléchargé l’application controversée étaient des adolescents et que tous ont signé un formulaire de consentement parental.

Toutefois, le sénateur Markey a contesté l’éthique de Facebook du fait que le réseau social ait ciblé des adolescents qui n’ont pas encore la maturité nécessaire pour savoir les tenants et aboutissants de l’offre faite par Facebook.

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