Les sociétés de paiement avaient jusqu’au 15 octobre pour stocker leurs données en Inde

La Reserve Bank of India avait annoncé en avril 2018 que les données qui portent sur les paiements réalisés dans le pays devraient être stockés localement. LA RBI avait même accordé un délai de 6 mois afin de permettre aux entreprises de paiements de s’organiser au mieux.

Les sociétés comme Mastercard, Visa ou encore American Express avaient donc jusqu’au 15 octobre 2018 pour se conformer aux exigences de la RBI.

Cette nouvelle directive implique de grandes contraintes, car les multinationales concernées devront investir dans de nouvelles infrastructures. Les grandes firmes devront également réorganiser leurs plateformes analytiques mondiales. Leurs plans d’investissement vont être chamboulés, mais l’Inde représente un marché en plein essor.

Les systèmes de paiements numériques sont en plein essor en Inde. Néanmoins, le pays prend des directives pour protéger ses ressortissants.

Une demande de dilution refusée par la RBI

Face à la nouvelle directive de la RBI, les sociétés de paiements ont tenté une demande de dilution auprès de la Reserve Bank of India. Elles ont tenu à expliquer qu’il leur était plus facile de stocker les données de paiements dans leurs bureaux offshores. Les grandes sociétés sont surtout spécialisées dans la « mise en miroir des données. »

Les sociétés de paiements américaines ont même demandé une prolongation auprès de la RBI. Malheureusement, la réunion s’est soldée par un échec, car la Reserve Bank of India n’était pas disposée à leur accorder plus de temps. Elles doivent donc respecter les mesures relatives au stockage des données.

Whatsapp se conforme aux directives de la RBI

Whatsapp a mis tout en œuvre pour se conformer aux exigences de la RBI dans les plus brefs délais. Son porte-parole a même annoncé que la filiale de Facebook était prête à stocker localement les données relatives aux transactions. La plateforme dispose déjà d’une petite plateforme de paiement basée en Inde.

En revanche, les multinationales auront du mal à se réorganiser en si peu de temps. Le transfert et le stockage des données en Inde nécessiterait au moins 12 mois. Il faudrait reconfigurer les serveurs et prévoir des répliques des outils de traitement des paiements.

Pour l’heure, la RBI est intransigeante et demande à ce que sa directive soit respectée dans les temps.