Découvrez 7 sous-genres incontournables du cinéma d’horreur

Pouvant susciter frisson, angoisse ou mal-être, le cinéma d’horreur captive les spectateurs du monde entier depuis de nombreuses décennies. Les réalisateurs l’exploitent à travers une multitude de sous-genres qui offrent une variété d’expériences aussi terrifiantes que fascinantes.

Les sous-genres incontournables du cinéma d’horreur
Les sous-genres incontournables du cinéma d’horreur Crédit Pexels

Chacun d’entre eux apporte sa propre saveur, créant un éventail d’expériences cinématographiques pour les amateurs de l’horreur. Allant du slasher au found footage, ces sous-genres ont tous connu leur lot de succès auprès du public.

Préparez-vous à plonger dans l’univers unique de chacun des sous-genres incontournables qui font la beauté du cinéma d’horreur.

Le slasher

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Les sous-genres incontournables du cinéma d’horreur Crédit Esquire

Sûrement l’un des sous-genres plus connus, le slasher s’est taillé une place spéciale dans le cœur des amateurs de frissons. Caractérisé par des meurtres sanglants commis par des tueurs armés de lames, le slasher a beaucoup influencé la culture populaire.

Les origines du slasher remontent aux années 1960, mais il n’a véritablement gagné en popularité que 20 ans plus tard, dans les années 80. Les films comme HalloweenVendredi 13 et Les Griffes de la nuit ont contribué à établir les codes du genre.

La recette est simple : un tueur masqué s’attaque à un groupe de jeunes souvent peu méfiants. S’ensuit alors une série de meurtres brutaux, souvent perpétrés avec des armes blanches. L’atmosphère du film est tendue, chaque coin sombre devenant une menace.

Parmi les titres emblématiques de ce genre figurent :

  • Terrifier avec Art le Clown en personnage principal ;
  • Scream avec l’incontournable Ghostface ;
  • la série de films avec Chucky la poupée tueuse en vedette ;
  • et Souviens-toi l’été dernier avec l’effroyable Benjamin Willis.

Plusieurs des clichés du slasher, comme la jeune femme innocente traquée, sont désormais ancrés dans la culture populaire.

Ils sont donc parodiés et réinventés dans de nombreuses œuvres cinématographiques et séries télévisées, même en dehors de l’horreur.

Le torture porn

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Les sous-genres incontournables du cinéma d’horreur Crédit The Guardian

Pour monter d’un cran dans l’horreur, le torture porn est l’un des sous-genres les plus controversés et extrêmes. Reconnaissables à leurs scènes de violence graphique et de torture explicite, les films de ce sous-genre sont le summum du sadisme.

L’origine du terme remonte au début du XXIe siècle, lorsque des films comme Saw et Hostel ont suscité la controverse. Ces films mettent en scène des personnages piégés dans des situations de torture et de mort imminente.

Ici, le happy end est rarement une évidence et les sujets de torture sont souvent retenus captifs par des sadiques.

Dans ce registre se retrouvent des films tels que :

  • Philosophy of a knife d’Andrey Iskanov;
  • Les trois volumes de Human Centipede du néerlandais Tom Six;
  • A serbian film de Srdjan Spasojevic;
  • The girl next door de Gregory Wilson;
  • l’emblématique saga Saw ;
  • et Salo ou les 120 jours de Sodome de Pier Paolo Pasolini.

Les cinéastes de ce sous-genre utilisent une esthétique crue et réaliste pour amplifier le sentiment d’horreur.

Le footage

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Les sous-genres incontournables du cinéma d’horreur Crédit Bloody Disgusting !

Signifiant littéralement « enregistrement », le sous-genre du footage cherche à donner l’impression que les événements du film sont réels. Connu sous diverses formes, notamment le found footage (enregistrement retrouvé) ce style de réalisation a connu une popularité croissante.

Le concept central du footage repose sur le prétendu enregistrement de l’histoire par des protagonistes, souvent avec une caméra personnelle. Cette esthétique crée une immersion pour le spectateur et amplifie le réalisme de l’horreur.

L’une des caractéristiques distinctives du footage est le format de caméra troublé, les cadrages erratiques et les scènes tournées à la première personne. L’avantage de cette approche est qu’elle permet aux cinéastes de travailler avec un budget modeste, en masquant certaines limitations techniques.

De nombreux réalisateurs indépendants ont donc pu y apporter leur contribution.

L’une des œuvres les plus célèbres de ce sous-genre est Projet Blair Witch, souvent citée comme l’une des plus terrifiantes. Dans la même veine, des titres tels que Sinister, Paranormal Activity, Cannibal Holocaust, REC, The Medium et Incantation ont fait leurs preuves.

La terreur psychologique

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Les sous-genres incontournables du cinéma d’horreur Crédit Entertainement Weekly

À la croisée de l’horreur et de la fiction psychologique, la terreur psychologique explore les aspects les plus sombres de l’esprit humain. Contrairement aux films d’horreur traditionnels qui s’appuient sur des éléments visuels choquants, la terreur psychologique crée plutôt une atmosphère oppressante.

À travers la bande-son, l’éclairage, le montage et la narration, les réalisateurs instaurent un climat angoissant.

Le thriller psychologique peut se manifester de plusieurs manières. Jouant sur la paranoïa et la peur de l’isolement, les films du genre « huis clos » en sont un exemple classique. Ils se déroulent généralement dans un espace confiné, où les personnages sont confrontés à des circonstances à a fois étranges et menaçantes.

C’est par exemple le cas avec The Shining de Stanley Kubrick et Alien de Ridley Scott.

Plus généralement, la terreur psychologique aborde des thèmes comme la folie, la dissociation mentale, les troubles de la personnalité. C’est notamment le cas dans des films tels que Shutter Island, Le Silence des Agneaux, Black Swan, et It Follows.

La terreur psychologique rappelle aux spectateurs que, parfois, la terreur la plus effrayante est celle qui réside en eux.

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Le gore

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Les sous-genres incontournables du cinéma d’horreur Crédit Tumblr

Pour les amateurs de scènes graphiques, le gore et son utilisation excessive de la violence sont idéaux. En effet, le terme « gore » provient de l’anglais « blood and gore, » qui signifie sang et tripes.

Bien que critiqué pour son contenu extrême, le gore porte une attention minutieuse aux détails des effets spéciaux. Des maquillages prothétiques sophistiqués et effets numériques de pointe sont utilisés pour créer des scènes réalistes.

Les thèmes abordés dans ces films incluent la torture, la violence sexuelle, le cannibalisme et d’autres actes violents. Les débuts du sous-genre remontent aux années 1960 avec des films tels que Blood Feast de Herschell Gordon Lewis.

Dans les années 1980, L’Au-delà et Cannibal Holocaust ont contribué à établir le gore dans le cinéma d’horreur. Ils ont ouvert la voie aux films gore qualifiés de sérieux comme Evil Dead, Guinea Pig et Nekromantik.

Par la suite, des films plus comiques et parodiques tels que la saga des Sharknado ont eu leur part de succès.

Bien que le gore puisse repousser de nombreux spectateurs en raison de sa violence explicite, il possède une fanbase dévouée.

La possession

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Les sous-genres incontournables du cinéma d’horreur Crédit Netflix

Ayant inspiré de nombreux réalisateurs, le thème de la possession est l’un des plus angoissants du cinéma d’horreur. Dans le film de possession typique, la caractéristique principale est la représentation d’entités surnaturelles prenant contrôle d’un personnage.

Il explore généralement les thèmes de la lutte entre le bien et le mal et de la foi religieuse ou non. L’un des films de possession les plus emblématiques est L’Exorciste réalisé par William Friedkin en 1973.

Il a pavé la voie pour des dizaines de films plus ou moins iconiques tels que :

  • L’Exorcisme d’Emily Rose de Scott Derrickson, basé sur une histoire vraie ;
  • La série des 4 films Poltergeist ;
  • Christine réalisé par John Carpenter en adaptation du roman éponyme de Stephen King ;
  • The Omen ou La malédiction, réalisé par Richard Donner et sorti en 1976 ;
  • le film américano-japonais Le Cercle, réalisé par Gore Verbinski ;
  • The Conjuring et ses spin-offs.

Ils ont en commun une tension psychologique intense subtilement induite par le réalisateur. À celle-ci s’ajoutent les transformations physiques et comportementales choquantes des personnages possédés.

Le survival

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Les sous-genres incontournables du cinéma d’horreur Crédit Den of Geek

Le sous-genre du survival se concentre sur la lutte des personnages pour leur survie dans des environnements hostiles et dangereux. Il se distingue essentiellement par l’accent mis sur les compétences de survie, la débrouillardise et la résistance mentale des personnages.

Le survival peut parfois se superposer à des genres autres que l’horreur, comme la science-fiction et le fantastique.

Un exemple emblématique de ce sous-genre est le film Délivrance réalisé par John Boorman en 1972. Un autre illustration notable est 127 heures de Danny Boyle en 2010, basé sur la véritable histoire de l’alpiniste Aron Ralston.

Dans certains survival, les protagonistes sont mis face à un tueur ou à une créature surnaturelle. La cabane dans les bois, Wolf Creek et The Descent sont quelques-uns des œuvres à visionner pour vous lancer à la découverte du survival.

Chacun de ces sous-genres propose indubitablement des œuvres incontournables. Néanmoins, les cinéastes et les scénaristes continuent d’innover et d’expérimenter pour créer des films qui défient de plus en plus les conventions.

Profitez donc de cette période d’Halloween pour en (re)découvrir certains avec vos amis amateurs d’horreur.

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