Les Sud-Coréens développent une pile faite à base de graphène

Depuis la première extraction mécanique réalisée en 2004, le graphène est une matière première très intéressante quand on parle d’énergie. Par rapport aux matériaux déjà existants, c’est un véritable trésor à grande valeur technologique, avec de nombreuses applications possibles. Il est à la fois conducteur et semi-conducteur, en plus d’être six fois plus léger que l’acier, mais 200 fois plus résistant que celui-ci.

Utilisé dans un circuit électrique, ce dérivé de graphite est particulièrement attrayant, car il ne surchauffe pas, tout en permettant de stocker une grande quantité d’énergie. Les jours des batteries Li-Ion sont maintenant comptés, car avec une pile en graphène de 23 micromètres d’épaisseur, on pourrait avoir quatre fois plus d’autonomie.

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Des chercheurs sud-coréens ont développé un super-condensateur à taille réduite, pouvant permettre à nos appareils portables de se charger plus rapidement et de durer plus longtemps à l’utilisation.

Une course mondiale pour le graphène

La Corée du Sud n’est pas le seul pays à encourager les recherches sur le graphène. Les physiciens américains suivent également cette piste énergétique, ainsi que les Européens qui financent des recherches sur le matériau. En 2017, une rumeur a été colportée selon laquelle le géant chinois Huawei allait équiper un de ses téléphones avec une batterie utilisant cette matière. Le bruit a couru que le smartphone pouvait se recharger en une quinzaine de minutes.

Toujours en 2017, Samsung fait un premier pas en déposant un brevet aux États-Unis et dans leur pays, pour un nouveau type de batterie révolutionnaire. Par contre, pour cette fois, c’est l’Institut de science et de technologie de Daegu Gyeongbuk qui frappe un grand coup en mettant au point son propre système de stockage d’énergie. La particularité de cette nouvelle pile, c’est le faible coût de sa production.

L’avantage du graphène pour la santé

Sungwon Lee, un des scientifiques responsables du projet, a précisé que le but de la recherche était de concevoir « des dispositifs énergétiques extrêmement minuscules et flexibles comme source d’alimentation ». Des caractéristiques idéales pour faire fonctionner de petits gadgets électroniques comme les bracelets et les montres connectées, qui manquent encore cruellement d’autonomie.

Les applications dans le domaine de la santé sont également envisageables, notamment pour les patients ayant besoin d’une surveillance permanente à l’aide d’un électrocardiogramme. La flexibilité des circuits électriques est un atout considérable pour développer des capteurs efficaces et légers, afin de veiller sur les signes vitaux des individus à risques.