Les supercalculateurs à la rescousse pour lutter contre le Coronavirus Covid-19

Récemment, l’administration américaine a annoncé la mise en place d’un consortium regroupant 14 organisations, certaines gouvernementales et d’autres privées, qui vont mettre en commun leurs capacités informatiques. Cette décision a été prise dans le cadre de la recherche d’un remède contre le virus Covid-19. Ainsi, les membres de ce consortium s’engagent à laisser à des équipes de scientifiques l’opportunité d’utiliser leurs superordinateurs pour effectuer leurs recherches sur le nouveau Coronavirus.

D’après le communiqué de presse, les systèmes informatiques sophistiqués à disposition des scientifiques via ce consortium seront capables d’accélérer considérablement les travaux de recherche. Au lieu d’attendre des semaines ou des mois avant d’obtenir des résultats, ceux-ci pourront être obtenus en quelques heures ou en quelques jours.

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Avec la vitesse de propagation du virus Covid-19 qui a déjà fait des milliers de victimes de par le monde, il est effectivement nécessaire de passer à la vitesse supérieure afin de trouver un remède ou un vaccin le plus vite possible.

L’avantage des supercalculateurs

On pourrait se demander comment des supercalculateurs pourraient aider dans la recherche d’un nouveau médicament. En fait, les ordinateurs avec une grande puissance permettent aux chercheurs d’exécuter un très grand nombre de calculs pendant une durée très courte. Il est ainsi possible de procéder à des expériences à haut débit et à des simulations très précises. Par exemple, le superordinateur Summit du Département de l’Energie américain qui se trouve à son laboratoire d’Oak Ridge possède à lui tout seul une vitesse maximale de 200 petaflops. Cette valeur signifie que le nombre de calculs pouvant être effectués par cette machine en une seconde équivaut à ce que tous les humains sur Terre pourraient exécuter pendant une période de 6,3 milliards d’années à raison d’un calcul par seconde.

Selon les informations, il y a certaines conditions à respecter avant qu’une équipe de scientifiques puisse accéder à la puissance de calcul du consortium. Il faut tout d’abord qu’elle soumette un document de deux pages qui va résumer leur objectif, leurs besoins, ainsi que leurs qualifications. Ensuite, il y aura un responsable désigné par le consortium qui sera en charge d’évaluer et d’accepter les propositions. Enfin, les équipes qui seront retenues devront publier leurs résultats dans des journaux scientifiques.

De nombreuses possibilités de recherches

D’après ce qui est écrit sur le site d’inscription, il est possible d’effectuer plusieurs types de tâches avec tous les superordinateurs qui composent le consortium. Par exemple, le Département de l’Energie propose deux installations qui peuvent être utilisées entre autres pour la modélisation et la simulation, ainsi que pour l’apprentissage machine. Cela va permettre d’examiner la structure des protéines, comprendre l’évolution et la mutation du virus, ou encore faire une comparaison avec le virus 2002-2003 SARS.

De son côté, le RPI ou Rensselaer Polytechnic Institute va permettre l’accès à AiMOS, son superordinateur qui a été conçu pour explorer les applications de l’Intelligence Artificielle. Selon Shirley Ann Jackson, la présidente de RPI, AiMOS sera très efficace pour parcourir de grandes bases de données et pourrait montrer la voie vers des traitements contre Covid-19.

Parmi les 14 entités constituant le consortium, il y a aussi la NASA qui propose son « High-End Computing Capability Portfolio », conçu pour les modélisations et les simulations à grande échelle, ou encore Hewlett Packard Enterprise qui s’engage à développer des logiciels pour les superordinateurs.

Avec toute cette puissance de calcul, on n’espère qu’une chose, que les scientifiques trouvent très vite un remède ou un vaccin contre le Covid-19 qui continue actuellement de faire des ravages.