L’ESA a franchi un nouveau cap pour sa mission vers Jupiter et ses lunes

Jupiter est une planète qui attire spécialement l’attention de nombreux chercheurs, comme ceux de l’ESA (European Space Agency). Dans le but d’étudier de plus près le système jovien et celui de ses satellites galiléens, l’agence spatiale européenne a mis en place un nouveau projet baptisé JUICE (Jupiter Icy Moons Explorer).

Concrètement, l’objectif de la nouvelle mission consiste à explorer Jupiter et trois de ses lunes (Ganymède, Europe et Callisto). L’ESA a prévu d’intégrer 10 instruments scientifiques, dont l’UVS (Spectrographe Ultraviolet), à la sonde. L’UVS a été conçu par le laboratoire de recherche américain SwRI (Southwest Research Institute).

Crédits NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Kevin M. Gill

Selon le calendrier du programme, la sonde spatiale étudiera le système jovien durant environ 3 ans. Elle devra être lancée d’ici 2022 et terminer son travail en 2033.

À la recherche d’océans et de signes de vie

Si tout se passe bien, il s’agira de la toute première d’origine européenne à franchir l’atmosphère d’autres planètes.

Ganymède, l’une des 3 lunes de Jupiter, semble être composée d’un océan « aussi vaste que les nôtres réunies ». Par ailleurs, le programme de la mission spatiale dispose qu’une orbite sera placée autour de cette « grande lune » en septembre 2032. Castillo serait  également susceptible d’abriter des océans. Le télescope spatial Hubble a aussi permis de repérer « des panaches d’eau montant de la surface d’Europa ». Les scientifiques estiment que ces masses d’eaux pourraient receler des signes de vie.

À travers cette nouvelle expédition, les chercheurs espèrent également pouvoir vérifier l’habitabilité de ces mondes fascinants. Il s’agira aussi d’explorer le système jovien et de procéder à une étude plus approfondie de la magnétosphère de Jupiter.

Une grande première pour l’UVS

La conception du spectrographe ultraviolet a nécessité un travail laborieux. Pour une grande première, l’UVS sera utilisé pour étudier la composition de la surface de Jupiter et de ses lunes.

Cette technologie servira également dans l’étude des interactions entre la planète et ses satellites. Pour ce faire, les experts vont analyser « la lumière ultraviolette émise, puis transmise et réfléchie » par les lunes.

Notons que SwRI a déjà produit plusieurs spectrographes ultraviolets, comme celui du vaisseau spatial Juno et d’autres sondes de la NASA.

Mots-clés esajupiter