L’état d’urgence climatique déclaré par 11 000 scientifiques

Avertir le public des effets du changement climatique est une “obligation morale” pour la communauté scientifique ! Voici ce que dit un nouveau rapport publié récemment dans la revue BioScience et signé par plus de 11 000 scientifiques issus de 153 pays à travers le monde.

Le rapport attire l’attention du public sur l’état d’urgence climatique et préconise six actions urgentes pour faire face à la crise climatique.

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Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme sur le changement climatique

Le rapport, rédigé par l’Alliance of World Scientists, a été signé par 11 333 scientifiques (et plus encore). Il s’appuie sur un demi-siècle de recherche scientifique sur le climat et décrit les efforts déployés depuis la première Conférence Mondiale sur le Climat, qui s’est tenue à Genève en 1979.

“Nous nous sommes unis pour déclarer une urgence climatique car le changement climatique est plus grave et s’accélère plus rapidement que les scientifiques ne l’avaient prévu”, a déclaré William Ripple, co-auteur principal, éminent professeur d’écologie à l’Oregon State University. “Cela menace les écosystèmes naturels et le destin de l’humanité”, a-t-il ajouté.

En 2017 Ripple avait dirigé un rapport similaire, signé par plus de 15 000 scientifiques. Ce rapport mettait lui aussi en garde contre les conséquences dévastatrices du changement climatique, mais il se concentrait sur l’identification de différentes tendances liées au climat sur une période de 25 ans.

Les recommandations des scientifiques pour sauver notre planète

Afin de faire face à l’urgence climatique, l’équipe de Ripple suggère de se concentrer sur six grands projets mondiaux :

  • l’utilisation d’énergie propre ;
  • la réduction des polluants ;
  • la conservation naturelle ;
  • la promotion des régimes alimentaires à base de plantes ;
  • le rejet des modèles économiques d’exploitation ;
  • et le maintien d’une population humaine mondiale durable.

Dans le nouveau rapport, Ripple et ses co-auteurs de l’Oregon State University, de l’Université Tufts, de l’Université du Cap et de l’Université de Sydney soulignent toutefois quelques améliorations positives comme l’augmentation des sources d’énergie renouvelables telles que l’éolienne et l’énergie solaire.

Ces progrès ont cependant été trop lents et insuffisants pour éviter que la situation ne s’aggrave, affirme l’équipe dans le rapport. En effet, certaines des améliorations les plus prometteuses, comme le ralentissement de la déforestation dans la forêt amazonienne, par exemple, commencent à nouveau à régresser.