L’Europe autorise le rachat de Fitbit par Google

Les GAFAM suscitent souvent l’inquiétude des dirigeants et consommateurs. Composé de Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, ces sociétés très puissantes, spécialisées dans les nouvelles technologies, sont souvent accusées d’ingérences, parfois politiques, d’un manque de transparence évident et de pratiques anti-concurrentielles. Facebook a même été sommé d’abandonner ses deux services très populaires, Instagram et WhatsApp. Quant à Google, la société, d’abord moteur de recherche avant d’entrer sur d’autres marchés (les smartphones avec les Pixel, le jeu vidéo avec Stadia, la vidéo avec YouTube…), souhaitait racheter Fitbit. À savoir un constructeur de bracelets connectés très populaire.

Un rachat bloqué pendant un an par la Commission européenne, craignant justement que Google ne subtilise des données sensibles en lien avec la santé des utilisateurs.

Le Fitbit Charge 3 en version rose gold

Crédit : Fitbit

Mais après enquête, l’Europe valide ce rachat de Fitbit par Google pour une coquette somme, explique The Verge.

L’Europe valide ce rachat massif à hauteur de 2,1 milliards de dollars

Ca y est : Google peut officiellement s’offrir Fitbit après une longue enquête entamée cet été par l’Europe. Si rien n’a bougé de ce côté, la firme de Mountain View déboursera la coquette somme de 2,1 milliards pour mettre un pied dans le marché des bracelets connectés, renforçant sa position de multinationale. Et c’est justement ce point qui inquiétait l’Europe, et notamment la gestion des données privées relatives à la santé. Car les bracelets Fitbit sont dédiés au sport et au bien-être des utilisateurs.

Les utilisateurs de bracelets connectés Fitbit pourront donc refuser que Google exploite leurs données sensibles pour d’autres de ses services (Gmail, Maps, YouTube, etc). La firme s’engage également à ce que la concurrence puisse continuer à profiter de la prise en charge Android, son système d’exploitation mobile.

Nous pouvons accepter ce projet de rachat de Fitbit par Google, car ces engagements promettent que le secteur des objets connectés et celui de la santé connectée resteront concurrentiels et ouverts.

Avec cette promesse, la Commission européenne s’assure donc que Google ne profite pas d’une position dominante sur le marché des produits connectés. Car les propositions du côté de la santé connectée sont nombreuses, et des acteurs plus mineurs voient régulièrement le jour : entrer directement en concurrence avec Google n’est jamais aisé.