L’Europe va mettre un coup de collier sur le vol spatial

L’espace a longtemps été considéré comme un espace inaccessible, relevant presque de la métaphysique. Mais tout a changé après la dernière guerre mondiale lorsque les grandes puissances du monde ont commencé à développer des fusées suffisamment puissantes pour leur permettre d’échapper à la gravité de notre belle planète.

Désormais, nous sommes prêts à investir le système solaire et à établir des colonies durables sur d’autres planètes.

Une photo de la Terre prise depuis l'espace

Photo de NASA – Unsplash

Du moins, certains d’entre nous le sont. En réalité, les Américains ont une longueur d’avance sur le reste du monde, notamment grâce aux nombreuses avancées réalisées par SpaceX sur ses lanceurs réutilisables.

L’Europe ne veut pas rester sur le banc de touche

Mais les États-Unis ne sont pas les seuls à avoir la tête dans les étoiles. Longtemps à la traîne, la Chine a désormais rattrapé son retard et elle travaille elle aussi sur des missions spatiales extrêmement ambitieuses.

Quant à la Russie, elle peut toujours compter sur la robustesse de ses navettes Soyouz et sur le savoir-faire de ses ingénieurs.

L’Europe, pour sa part, a collaboré à plusieurs reprises avec les États-Unis, mais elle semble désormais vouloir prendre son indépendance.

Thierry Breton a en effet déclaré à Reuters lors d’une interview que l’Union européenne allait accélérer ses plans à la lumière des progrès rapides réalisés par les sociétés privées comme SpaceX ainsi que des nombreux succès de la Chine.

Fermement décidé à ne pas rester sur le banc de touche, l’homme fort de l’UE a ainsi décidé d’accélérer le déploiement de ses satellites de navigation Galileo de trois ans, à l’horizon 2024, et il a également annoncé que son budget sera pour la première fois attribué à l’élaboration de fusées réutilisables et d’autres nouvelles technologies de lancement.

À lire aussi : La mission Exomars décalée en 2022

Des projets très ambitieux. Peut-être trop.

Il a également fait savoir que l’Union européenne s’apprêtait à conclure d’un accord d’un milliard d’euros avec Arianespace pour stimuler l’innovation. Enfin, un Fonds spatial européen va être constitué et des concours seront organisés afin d’encourager les startups du secteur.

Thierry Breton espère également lancer un réseau paneuropéen à large bande par satellite ainsi qu’un système pour éviter les collisions avec des satellites et d’autres objets en orbite.

L’intention est louable, mais il faudra bien entendu attendre pour voir si ces multiples promesses seront respectées… et si les états membres parviendront réellement à se mettre d’accord et à débloquer le budget nécessaire à tous ces travaux. Au vu du contexte actuel, rien n’est encore gagné.

À lire aussi : L’ESA est aussi touchée par le Covid-19

Mots-clés esaeurope