L’hélicoptère de la NASA est prêt pour voler sur Mars

Actuellement, une équipe de la NASA effectue la dernière inspection de l’hélicoptère dont la destination n’est autre que la planète rouge. Les essais sur le prototype viennent d’être terminés. Tous les éléments composant le modèle ont été testés à l’intérieur d’un simulateur spatial.

Ce dernier est une chambre à vide d’environ sept mètres et demi de large. Les expériences se sont déroulées au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, à Pasadena, en Californie.

Mars

L’hélicoptère ne pèse qu’un kilo huit cents grammes. Il est fabriqué à partir de milliers de pièces en fibre de carbone, en aluminium de qualité aéronautique, en silicium, en cuivre et en mousse. Ce projet de démonstration technologique nécessite un processus de vérification rigoureux. Le principal défi consistait à recréer les conditions de l’atmosphère martienne.

Deux vols successifs d’une minute à une altitude de 5 centimètres ont été effectués dans la chambre à vide. « La prochaine fois, ce sera sur Mars », a déclaré MiMi Aung, la directrice du projet.

Simuler l’atmosphère martienne

« Pour notre premier vol sur Mars, nous avons enregistré plus de soixante-quinze minutes de temps de vol avec un modèle technique. Mais nous avions besoin de voir s’il fonctionne comme prévu avec notre hélicoptère », a relaté Aung. « L’atmosphère martienne ne représente qu’un pour cent de la densité de la Terre », a-t-elle ajouté.

Les scientifiques ont alors créé un vide qui aspire l’azote, l’oxygène et d’autres gaz de l’air à l’intérieur du cylindre. Ils y ont ensuite introduit du dioxyde de carbone, l’ingrédient principal de l’atmosphère de Mars. « Mettre l’hélicoptère dans une atmosphère extrêmement mince n’est qu’une partie du défi », a souligné Teddy Tzanetos, le responsable des tests. « Pour simuler le vol, nous devions éliminer les deux tiers de la gravité terrestre, car celle de Mars est très faible ».

En outre, l’une des difficultés du travail de l’équipe est de simuler les températures sur Mars. En effet, pendant la nuit, celles-ci peuvent baisser jusqu’à moins quatre-vingt-dix degrés Celsius. Les scientifiques ont également d’autres préoccupations, comme la situation de l’engin lors de son premier vol et la performance du système de chargement par gravité (VRAC).

Tzanetos a, néanmoins, confirmé que tout a parfaitement fonctionné. « Un survol de cinq centimètres a permis d’obtenir les données indispensables pour assurer que le véhicule se déplaçait de manière autonome. Comme prévu, il n’était pas nécessaire d’aller plus haut », a-t-il expliqué.

Un pas vers un autre monde

L’hélicoptère sera enfermé à l’intérieur du rover Mars 2020. Il devrait atteindre la planète rouge vers février 2021. Quelques mois après son arrivée, il sera déployé et commencera l’exploration.

Le rover 2020 récoltera des informations sur la géologie du site d’atterrissage sur Mars et déterminera son habitabilité. Il recherchera des signes de vie et évaluera la disponibilité des ressources naturelles, ainsi que les dangers auxquels les futurs explorateurs devront faire face.

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