L’histoire de la sauterelle cachée dans une peinture de Van Gogh

Mary Schafer, la directrice du musée d’art Nelson-Atkins de Kansas City, a découvert une sauterelle morte en examinant une peinture de Van Gogh. Elle a passé près de cent trente ans emprisonnée dans la peinture.

Né au milieu du 19e siècle à Groot Zundert aux Pays-Bas, Van Gogh a grandi au sein d’une famille de l’ancienne bourgeoisie avant de voler de ses propres ailes et de se lancer dans la vie active. Les débuts de l’artiste n’ont pas été des plus faciles. Après avoir été licencié par un marchand d’art, il a échoué aux examens d’entrée pour devenir pasteur et il a fini par se tourner vers sa seule passion : la peinture.

Sauterelle Van Vogh

Durant les années suivantes, il a vécu pendant quelques années en Belgique avant de s’installer en France.

Van Gogh, un peintre particulièrement prolifique

Fermement décidé à réussir et à devenir un artiste à part entière, il a commencé par prendre des cours de peinture avant d’attaquer ses premières toiles. En tout, l’oeuvre de l’artiste se compose de plus de deux mille toiles et dessins.

Mary Schafer s’intéresse depuis longtemps aux oeuvres de Van Gogh et elle a eu récemment l’occasion d’étudier de près le tableau “Les Oliviers” peint par l’artiste en 1889. En s’intéressant aux nombreuses couches le composant et en l’observant à l’aide d’une loupe, la conservatrice a aperçu dans un coin une étonnante forme brunâtre.

Intriguée, elle a poussé plus loin ses observations et elle a alors réalisé que cette forme était en réalité une sauterelle morte profondément engluée dans la peinture du tableau.

Une sauterelle qui a passé près de 130 ans prisonnière du tableau sans que personne ne se rende compte de son existence.

Une sauterelle prisonnière de la peinture depuis 130 ans

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas la première fois qu’un insecte est retrouvé prisonnier d’un tableau. Van Gogh peignait beaucoup en extérieur et il lui arrivait fréquemment de laisser sécher ses toiles à l’air libre pendant de longues heures. Il arrivait alors parfois que des insectes ou même des brins d’herbe ne se retrouvent prisonniers de ses toiles.

Dans ce cas précis, Van Gogh n’aurait joué aucun rôle dans la mort tragique de l’insecte. En l’analysant de plus près, le paléontologue de l’Université du Kansas Michael Engel a en effet réalité qu’il lui manquait l’abdomen et une partie du thorax. La sauterelle était donc morte avant de se retrouver prisonnière de la peinture de la toile.

Pour information, cette découverte a été faite dans le cadre d’une opération plus vaste. Les conservateurs du musée d’art Nelson-Atkins et leurs équipes sont en effet en train de mener de nouvelles analyses portant sur pas moins de cent-quatre oeuvres françaises, des analyses reposant notamment sur l’utilisation de microscopes et de rayons ultraviolets.

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