L’humanité ne migrera pas vers d’autres planètes selon le prix nobel de physique

Michel Mayor, co-lauréat, avec Didier Queloz, du prix Nobel de physique 2019, pense que les humains n’ont aucune chance de pouvoir se rendre sur des exoplanètes lointaines, anéantissant ainsi tout espoir de migration de l’espèce humaine au-delà du système solaire.

L’astrophysicien suisse estime en effet que les planètes extérieures à notre système sont tout simplement trop éloignées pour qu’on puisse les atteindre avec les ressources dont nous disposons.

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Des mondes inaccessibles à l’humanité, car trop éloignés

Michel Mayor et son collègue Didier Queloz ont reçu dernièrement le prix Nobel de physique en récompense de leurs recherches novatrices sur les exoplanètes lointaines. C’est grâce à leurs études que les astronomes ont de meilleures chances de découvrir des mondes potentiellement habitables dans les systèmes d’étoiles voisins.

L’astrophysicien de 77 ans et son collègue ont été les pionniers de la découverte d’exoplanètes dans les années 1990. En 1995, ils ont découvert la présence d’une grande planète gazeuse en orbite autour d’une étoile à 50 années-lumière de la Terre. Depuis lors, les astronomes ont découvert des milliers d’autres exoplanètes. La NASA est aux avant-postes de ces découvertes grâce à ses missions Kepler et TESS. À ce jour, les diverses sondes spatiales et télescopes de la NASA ont découvert environ 4 000 exoplanètes et 3 000 autres attendent d’être confirmées.

Malheureusement, le Dr Mayor ne pense pas que nous soyons capables d’atteindre ces mondes. Il a déclaré à l’AFP : « Ces planètes sont beaucoup trop éloignées. Même dans le cas très optimiste d’une planète vivable qui n’est pas trop éloignée, disons quelques dizaines d’années-lumière, ce qui n’est pas beaucoup, c’est dans le voisinage, le temps qu’il faut pour s’y rendre est considérable. Nous parlons de centaines de millions de jours en utilisant les moyens dont nous disposons aujourd’hui. Nous devons prendre soin de notre planète, elle est très belle et reste encore tout à fait habitable. »

Les humains pourraient-ils un jour vivre dans l’espace ?

Si le Dr Mayor est très pessimiste quant à nos capacités à pouvoir voyager dans l’espace lointain, d’autres passionnés de l’espace sont quant à eux à pied d’œuvre pour tenter de conquérir des planètes plus proches comme Mars et la Lune. La planète rouge étant la planète la plus proche et la plus susceptible d’accueillir un jour une migration des hommes.

Les progrès de la technologie spatiale et de la production alimentaire rendent ce scénario de plus en plus envisageable.

La société israélienne Aleph Farms, par exemple, a créé récemment du bœuf artificiel à bord de la Station spatiale internationale (ISS). La viande artificielle a été créée grâce à la technologie d’écriture 3D conçue pour aider à créer de la nourriture dans l’espace.

Lembit Öpik, président du Parlement d’Asgardia, l’autoproclamée première « nation de l’espace », a déclaré: « Le développement continu de la production d’aliment dans l’espace montre que les rouages ​​sont en marche pour faciliter l’habitation à long terme dans l’espace. Créer de la nourriture dans des environnements gravitationnels différents de ceux qui existent sur Terre montre les progrès que nous avons réalisés, mais également le chemin que nous parcourons pour créer des environnements semblables à la Terre dans l’espace. »

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