L’Hyperloop, bientôt à côté de chez vous ?

Hardt Global Mobility fait couler beaucoup d’encre depuis la semaine dernière et cela n’a rien de surprenant. Cette société néerlandaise envisage en effet de construire un Hyperloop entre Paris et Amsterdam afin de relier les deux capitales. Thalys risque de l’avoir mauvaise.

Si le terme ne vous est pas familier, alors sans doute est-il préférable de commencer par les présentations d’usage.

Hyperloop Europe

L’Hyperloop est un projet de recherche industrielle initié en 2013 par l’incontournable Elon Musk, un projet dont le but est tout simplement de révolutionner le marché des transports publics.

Hyperloop, le transport du futur

En théorie, le concept est assez simple et il s’agit ainsi de faire circuler des capsules montées sur un coussin d’air à travers des tubes placés sous basse pression afin de limiter autant que possible les frictions de l’air… et pouvoir ainsi atteindre des vitesses bien supérieures à la normale.

Grâce à un tel système, il serait en effet théoriquement possible de relier les villes de Los Angeles et de San Francisco en moins de trente minutes, à une vitesse atteignant les 1 102 km/h. Une vitesse plus élevée que celle des avions reliant les deux villes, donc.

Histoire de favoriser la recherche, Elon Musk a pris l’initiative de ne déposer aucun brevet. Toutes les entreprises sont donc libres d’exploiter cette technologie comme elles l’entendent. Plusieurs sociétés travaillent d’ailleurs sur son développement, des sociétés comme Hyperloop One, Transpod ou encore Hyperloop Transportation Technologies.

Hardt Global Mobility s’intéresse elle aussi à cette question et elle a même la ferme intention d’être parmi les premières à installer un Hyperloop sur le continent européen.

Bientôt un Paris-Amsterdam en Hyperloop ?

Comme indiqué un peu plus haut, cette entreprise a en effet pour objectif d’installer une ligne entre Paris et Amsterdam afin de faciliter le transport de personnes d’une ville à l’autre. Grâce à la technologie Hyperloop, il serait ainsi possible de relier les deux villes en trente minutes à peine, contre trois heures en train ou encore une heure en avion. Le tout en dépensant en plus beaucoup moins d’énergie.

Pour mener à bien sa sacro-sainte mission, Hardt Global Mobility a choisi de s’associer avec une entreprise de constructeur, BAM. Le PDG de l’entreprise a en outre profité d’une conférence TNW pour indiquer que son centre de test était pleinement opérationnel. Les ingénieurs en charge du projet ont ainsi construit un tube d’une trentaine de mètres afin de tester le système de propulsion du dispositif. L’entreprise pense pour sa part pouvoir boucler le projet en quatre ans, pour un lancement programmé à l’horizon 2021.

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