L’IA pour restaurer les parchemins détruits par l’éruption du Vesuve ?

Aujourd’hui, grâce à la science tout (ou presque) est possible. Actuellement, une équipe de chercheurs de l’Université du Kentucky, aux États-Unis, a dans l’idée d’utiliser l’intelligence artificielle pour restaurer les parchemins qui ont été détruits lors de l’éruption du Vésuve qui a eu lieu en 79 après J-C.

Les scientifiques vont essayer de déchiffrer deux rouleaux de papyrus conservés à l’Institut de France, à Paris, qui ont été trouvés sur le site archéologique d’Hercunalum, non loin de Naples. Pour lire ces papyrus qui ont été carbonisés par l’éruption du Vésuve, les chercheurs de l’Université du Kentucky vont avoir recours à une technologie qui combine l’intelligence artificielle et les rayons X.

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En presque deux millénaires, ce sera la première fois que ces papyrus seront ouverts.

Des papyrus extrêmement fragiles

Lors d’une interview accordée au Guardian, Brent Seales, chercheur principal qui dirige le département informatique de l’Université du Kentucky, a expliqué que cette mission sera très délicate, car l’état dans lequel se trouvent les papyrus actuellement les empêche de les manipuler librement.

« Bien que l’on puisse voir sur chaque portion du papyrus qu’il y a des écritures, pour l’ouvrir, il faudrait que le papyrus soit vraiment souple et flexible – et il ne l’est plus », a-t-il déclaré. Au fil des ans, les scientifiques ont tenté à de nombreuses reprises d’ouvrir les papyrus, mais en vain.

Un processus complexe

Les choses seront toutefois amenées à changer grâce aux recherches menées par les scientifiques de l’Université du Kentucky.

D’après le Guardian, ces derniers vont avoir recours au Diamond Light Source, un dispositif utilisant une source de lumière synchrotron capable de détecter les traces d’encre invisibles à l’œil nu sur ces papyrus. Par la suite, les chercheurs utiliseront l’intelligence artificielle pour remplir les parties manquantes.

D’après Brent Seales, ce processus sera très complexe. « Nous ne prévoyons pas de voir immédiatement les textes avec les prochaines analyses, mais elles fourniront les éléments de base indispensables pour permettre cette visualisation. Tout d’abord, nous verrons immédiatement la structure interne des parchemins avec une définition inégalée, et nous avons besoin de ce niveau de détail pour repérer les calques très compressés sur lesquels le texte repose. »

L’intelligence artificielle se chargera par la suite d’« amplifier » le signal de l’encre « en formant un algorithme informatique à le reconnaître ».

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