L’IA pourrait bientôt remplacer les anesthésistes dans les salles d’opération

Il est clair que les IA ou intelligences artificielles n’ont pas fini de révéler tout leur potentiel. Récemment, une étude a été menée par les chercheurs du MIT et du Massachusetts General Hospital (MGH). Il s’avère qu’un algorithme d’apprentissage peut automatiser le dosage des médicaments à administrer durant une opération. L’objectif est simple : permettre aux anesthésistes de s’acquitter de certaines de leurs tâches.

Dans une édition spéciale de la revue Artificial Intelligence in Medicine, l’équipe de neuroscientifiques, d’ingénieurs et de médecins a montré comment un algorithme d’apprentissage automatique (IA) pouvait automatiser en continu le dosage du propofol, un médicament anesthésique.

La recherche est en grande partie une réussite. L’intelligence artificielle pouvait surveiller l’état des patients simulés. Sans aucun doute, l’algorithme présente aussi quelques limites.

Comment les chercheurs ont procédé pour mener la recherche ?

L’équipe de chercheurs a développé un algorithme qui peut apprendre à optimiser le dosage des médicaments notamment les anesthésies comme le propofol durant une opération. Et comme toute intelligence artificielle, celle-ci doit se baser sur de nombreuses données. Pour cette étude donc, les chercheurs ont utilisé les données de neuf opérations chirurgicales réelles. Le tout est matérialisé sous forme de logiciel avec une interface.

table d'opération

Selon la revue, les neuroscientifiques ont ensuite doté deux réseaux neuronaux connexes au dit logiciel : un « acteur » et un « critique ». Concrètement, le premier décide de la quantité de médicaments à administrer à chaque instant. Le second réseau neuronal quant à lui, aide le premier à se comporter de manière conforme aux ordres des commandes programmées.

Ces dernières concernent notamment le surdosage de médicament. Les chercheurs ont donc d’abord enseigné à l’intelligence en se basant sur un système de pénalisation que la « critique » s’occupe de faire.

Quels sont les résultats obtenus et quelles sont les limites ?

Pour faire simple, l’algorithme s’est beaucoup rapproché des performances de véritables anesthésistes. En effet, l’IA arrive à maintenir l’état inconscient d’un patient (simulé) pendant une chirurgie. Ce qui permet donc d’utiliser des ordinateurs, dans un futur très proche, dans les salles d’opération et de libérer les anesthésistes. Ces derniers pourront se charger d’autres tâches plus importantes comme assurer la stabilité physiologique des patients.

De plus, l’IA peut optimiser la quantité de médicaments à administrer pour améliorer ainsi les soins. Selon le neuroscientifique Emery N. Brown, auteur de l’étude, un tel algorithme permettra aux anesthésistes d’être plus vigilants et attentifs sur le patient pendant l’anesthésie générale. En effet, le dosage que l’IA choisit se rapproche à ceux des professionnels.

Pour ce qui est des limites, l’IA n’arrive pas à savoir d’elle-même si l’opération est terminée ou non. Aussi, l’algorithme ajuste les doses toutes les cinq secondes alors que les anesthésistes le faisaient généralement toutes les 20 à 30 minutes.

SOURCE : HEALTHITANALYTICS

1 réflexion au sujet de « L’IA pourrait bientôt remplacer les anesthésistes dans les salles d’opération »

  1. je trouve que le terme IA est bien trop souvent utilisé à tort et à travers.
    En l’occurrence je pense que ce logiciel ne fait que de suivre des règles strictes et définies et qu’il ne va en aucun cas changer les protocoles selon les expérience qu’il aurait faites.
    Mais peut-être que les règles suivies par ce logiciel sont issues elles d’une analyse faite par une IA (deep learning).

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