Licenciement chez Amazon pour harcèlement sexuel

L’information provient d’un porte-parole de la firme américaine : Roy Price, le responsable d’Amazon Studios, a été démis de ses fonctions le 12 octobre 2017. C’est Isa Hackett, responsable de la production de la série « Le maitre du haut château » qui a incriminé Price. Il s’agit d’une série dont Amazon a sollicité la diffusion sur sa plateforme vidéo.

Isa Hackett a confié le harcèlement sexuel au cours d’une interview qu’elle a présentée à The Hollywood Reporter. Lors de la rencontre, elle a raconté s’être rendue à une soirée avec Roy Price en juillet 2015. Dans le trajet en taxi allant à cette fête, elle affirme avoir reçue des incitations sexuelles répétées par l’homme de 51 ans.

Emploi Facebook

Dans son combat, Isa Hackett n’est pas seule. Une autre actrice se bat également contre ce type d’agissement.

Il cherchait à profiter de ses collaboratrices

Isa Hackett affirme dans l’interview que le harcèlement pratiqué par le chef de studio s’est poursuivi bien après la soirée de juillet 2015. Indignée par de tels comportements, la femme de 50 ans cite avoir dénoncé les mauvaises habitudes de Roy Price devant les chefs d’Amazon Studios.

Des investigations auraient été menées, cependant elles n’ont jamais abouti. Elle affirme d’ailleurs ne jamais avoir eu connaissance des résultats des recherches. Sur les réseaux sociaux, une actrice nommée Rose McGowan aurait aussi adressé un plaidoyer à Jeff Bezos, le Président de la Direction générale d’Amazon.

Guerre de communication

Dans une foulée de commentaires postés sur Twitter, l’actrice a notamment supplié le président d’Amazon de « cesser de financier les violeurs, les pédophiles présumés et les harceleurs sexuels ». Elle rajoute avoir un grand sentiment d’attachement à la firme américaine. Malheureusement, de tels agissements sont inacceptables dans le métier.

Rose McGowan affirme également que ce n’est pas la première fois qu’elle lance des requêtes sur les agissements de Roy Price. Auparavant, ses recommandations n’ont pas été prises au sérieux pour « manque de preuve ». Aujourd’hui, Amazon annonce vouloir se pencher sérieusement sur le sujet.

Cette affaire fait déjà du bruit outre-Atlantique, probablement parce que cela ne concerne pas que quelques dirigeants des géants IT. Espérons que le cas d’Isa Hackett permettra de délier les langues et mettre à jour des cas similaires.

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