On comprend mieux le lien entre la dépression et le manque de lumière naturelle

Les scientifiques savaient déjà qu’une plus ou moins grande exposition à la lumière du jour affecte le cerveau. Concrètement, les changements à ce niveau, qui se produisent entre les saisons, auraient un impact considérable sur une personne. La dépression saisonnière (SAD), par exemple, est une dépression résultant d’un manque de lumière naturelle. Récemment, des scientifiques ont étudié ce phénomène plus profondément, jusqu’au niveau des neurones.

Une femme profitant du soleil

L’équipe a utilisé des souris pour mener à bien les observations. Celles-ci concernaient entre autres les neurones du noyau suprachiasmatique (SCN). Les neurones en question se coordonnent entre eux dans le but de s’adapter à diverses durées d’exposition à la lumière du soleil. Des changements s’opèrent tant au niveau des neurones individuels que sur le réseau entier.

L’étude sur le sujet a été publiée dans Science Advances le 2 septembre. Parmi les auteurs figure Alessandra Porcu, ainsi que Davide Dulcis. Ils sont tous les deux des neuroscientifiques de l’université de Californie à San Diego.

Des liens entre l’exposition à la lumière et l’humeur ?

Le noyau suprachiasmatique, mentionné plus tôt, joue un rôle extrêmement important dans le rythme biologique du corps durant 24 heures. Son fonctionnement affecte également le noyau paraventriculaire (PVN). Le PVN a plusieurs rôles dans la régulation du comportement. Il gère, par exemple, le métabolisme, le stress, la croissance biologique ainsi que le stress.

Concrètement, des scientifiques ont déjà identifié que des changements dans le SCN peuvent influencer le fonctionnement du PVN. Ils ont ainsi pu faire le lien, au niveau moléculaire, entre la lumière du soleil et le comportement humain.

« Le résultat le plus impressionnant de cette étude est que nous avons découvert comment manipuler artificiellement l’activité de neurones spécifiques du SCN et réussir à induire l’expression de la dopamine dans le réseau PVN hypothalamique. »

Davide Dulcis

De nouveaux traitements pour les troubles neuronaux ?

Durant leurs travaux, les scientifiques ont opté pour la souris, car son cerveau présente de grandes ressemblances avec celui des humains. Néanmoins, il faut faire attention à l’interprétation de ces résultats, puisque l’étude n’en est qu’à ses débuts. De plus, les chercheurs doivent encore déterminer si les neurones des deux espèces ont un fonctionnement strictement similaire.

Toutefois, une découverte de ce mécanisme mènera au développement de nouveaux traitements. Ceux-ci pourraient servir à soigner des troubles neuronaux grâce à la luminothérapie.

SOURCE : SCIENCEALERT

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