L’intelligence artificielle bientôt à la rescousse du porno ?

En intelligence artificielle, il existe une technique appelée StyleGAN (abréviation de Generative adversarial Network) qui permet de générer des visages ou des corps hyper réalistes. Bien qu’elle soit généralement utilisée à des fins commerciales ou publicitaires, son application dans la pornographie est bien réelle.

Les inquiétudes sont surtout axées au fait que le procédé soit utilisé par des personnes malveillantes pour créer des « deepfakes » ou de la fausse pornographie.

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Phil Wang, un ancien ingénieur d’Uber, a mis au point un site appelé persondoesnotexist.com. La plateforme est capable de générer un flux infini de visages de personnes qui ne sont pas réelles. « Notre sensibilité aux visages, quand on y pense vraiment, est un produit de l’évolution pour un accouplement réussi », a-t-il souligné.

D’après Wang, les ordinateurs pourraient être capables de simuler toutes les caractéristiques des vrais humains et de les recréer de manière cohérente.

Des contenus plus innovants et interactifs

Selon Hany Farid, professeur d’informatique, « la pornographie a été le moteur des avancées technologiques des trois dernières décennies ». En effet, il semblerait que l’industrie du divertissement pour adultes stimule certaines inventions.

Pour les producteurs de films X, l’utilisation du GAN pourrait constituer un atout considérable. Ils auront la possibilité d’expérimenter des contenus plus innovants et interactifs. Ils pourront facilement créer des scènes extrêmes que les consommateurs demandent, avec moins de risques et moins de dépenses.

Sensibiliser le monde sur les enjeux du GAN

De leur côté, les personnes qui travaillent dans l’industrie du sexe ne semblent pas rassurées. « Certaines personnes craignent que nous n’arrivions à un point où nous n’aurons même plus besoin d’artistes, parce qu’il est possible de créer des humanoïdes IA, et je pense que c’est quelque chose qui pourrait être préjudiciable aux artistes de l’industrie », a expliqué Ela Darling, actrice et fondatrice de la société de réalité virtuelle Viro Club.

Wang a insisté sur l’importance de conscientiser le grand public sur l’enjeu de cette technique innovante. « J’ai certainement des inquiétudes, mais je pense aussi qu’il vaut mieux que la majorité soit informée de cette technologie plutôt que de voir une poignée d’experts et de mauvais acteurs l’utiliser », a-t-il déclaré. D’ailleurs, ce serait la principale raison d’être du site qu’il a développé.

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