Voilà pourquoi il faut lire les CGU avant de les accepter

Purple WiFi était d’humeur taquine et l’entreprise a donc eu la bonne idée d’intégrer un nouvel article aux CGU associées à ses hotspots publics. Résultat des courses, vingt-deux mille personnes ont accepté de nettoyer des toilettes publiques sans même s’en rendre compte.

Créée en 2012, cette entreprise britannique a développé une offre plutôt originale et elle propose ainsi aux visiteurs des centres commerciaux un accès gratuit et illimité à un réseau WiFi administré par les commerçants.

CGU WC

Grâce à ce système, les boutiques présentes dans les centres commerciaux peuvent suivre les habitudes des visiteurs et même communiquer avec leurs clients par messagerie ciblée.

Purple WiFi, une entreprise à la tête d’un service original

Purple WiFi a développé de nombreuses fonctions connexes au fil des années, des fonctions incitant notamment les consommateurs à interagir avec les profils sociaux des boutiques visitées.

Bien sûr, ces technologies sont souvent été pointées du doigt par les autorités et l’ICO a même tiré la sonnette d’alarme l’année dernière en dénonçant le système de surveillance mis au point par certaines entreprises. Certaines d’entre eux se basent en effet sur l’adresse MAC des smartphones pour suivre à la trace les personnes se connectant à leurs infrastructures.

Purple WiFi, de son côté, revendique une transparence totale et l’entreprise propose ainsi des CGU très complètes. Depuis, l’entreprise a également lancé plusieurs campagnes de sensibilisation pour se donner bonne figure et la dernière en date est sans doute la plus amusante de toutes.

Comme évoqué plus haut, la société a en effet ajouté un nouvel article à ses conditions générales d’utilisation afin de prouver leur inefficacité.

L’article comportait simplement quelques lignes :

“L’utilisateur peut être tenu, à la discrétion de Purple, de mener à bien mille heures de service communautaire. Cela peut inclure ce qui suit. Nettoyage des parcs locaux de déchets animaux. Fournir des câlins aux chats et aux chiens errants. Soulager manuellement les engorgements dans les égouts. Nettoyer les toilettes portables dans les festivals locaux et durant les événements. Peindre des coquilles d’escargot pour égayer leur existence.”

Une expérience inédite… et amusante

La suite ne vous surprendra sans doute pas. Les utilisateurs n’ont pas lu ces conditions d’utilisation avant de les accepter et vingt-deux mille personnes les ont ainsi acceptées durant toute la durée de l’expérience.

Pire, sur toutes les personnes qui se sont connectées à l’infrastructure de l’entreprise durant ces deux semaines de test, une seule a relevé la présence de ce nouvel article.

Selon Gavin Whelldon, le PDG de l’entreprise, cette expérience est totalement révélatrice de l’inutilité des CGU. De leur inutilité, mais également de leur dangerosité. Il est évidemment difficile de ne pas être d’accord avec lui. Après tout, qui prend réellement le temps de lire les conditions d’utilisations des services avant d’ouvrir un compte ?