L’ISS a récemment évité une collision avec un débris spatial

Mardi dernier, la Station Spatiale Internationale a évité de justesse une collision avec les débris d’un ancien vaisseau japonais, qui est finalement passé à près d’un kilomètre d’elle. Heureusement, la navette de ravitaillement russe Progress, amarrée à la station, a pu activer ses moteurs afin de la propulser vers une orbite plus élevée.

L’équipage s’en est donc sorti indemne, après une opération conjointe qui s’est déroulée sous la maîtrise des salles de contrôle russe et américain. D’après la NASA, il s’agit de la troisième « manœuvre d’évitement » de ce genre à être effectuée depuis le début de l’année.

La Station Spatiale Internationale

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Cette situation alarme sur l’état actuel de l’espace environnant la Terre. Pollués par toute sorte de débris ou de fragments résultant de collisions accidentelles ou délibérées, les risques de collision sont en effet appelés à devenir de plus en plus récurrents.

Pour y faire face, la NASA réclame ainsi plus de fonds pour améliorer les capacités de surveillance de ces débris.

Une collision aurait pu faire beaucoup de dégâts

Avant cette manœuvre d’évitement, qui a duré environ 2 minutes et demie, l’ISS était donc situé à environ 420 km au-dessus de nos têtes, pour finalement passer à 435 km d’altitude. Elle était en orbite à une vitesse d’environ 27 568 km/h. L’objet qui menaçait de la percuter était en fait un débris provenant de la désintégration d’un étage d’une fusée japonaise H-2A F40 lancée en 2018.

Le pire a ainsi été évité, car le débris est à côté de l’ISS, à environ 1,39 kilomètre à une vitesse relative de 146 km/h. À cette vitesse, n’importe quelle partie de la station aurait pu être gravement endommagée, même par un objet de petite taille.

Les membres de l’équipage de la station internationale dont deux Russes et un Américain, ont d’ailleurs dû embarquer à bord de la fusée Soyouz afin d’évacuer en cas d’urgence, mais finalement le pire a pu être évité.

La pollution spatiale est à prendre au sérieux

Le chef de la NASA Jim Bridenstine a déclaré qu’il est temps que le Congrès fournisse à POTUS, qui est le bureau de commerce spatial, les 15 millions de dollars revendiqués par ce dernier afin de surveiller ces débris spatiaux qui empirent et dont la surveillance n’est à ce jour assurée que par une seule unité militaire.

En effet, d’après la NASA, entre 1999 et 2018, la station spatiale a dû procéder à 25 manœuvres d’évitement. Et cette année, pour éviter des débris, elle a déjà dû manœuvrer trois fois et elle a évité trois collisions potentiellement désastreuses ces deux dernières semaines.

La pollution croissante de l’espace environnant la Terre, par les débris d’anciens engins spatiaux lancés depuis une soixantaine d’années, ou ces milliers de fragments provenant de toute sorte de collisions, ce type de manœuvre serait régulièrement nécessaire et appelée à devenir plus fréquent.

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