L’Italie nie vouloir écarter Huawei et ZTE de ses projets 5G

Dans la matinée du jeudi 7 février 2019, le quotidien italien La Stampa a rapporté les allégations de hauts responsables gouvernementaux qui ont affirmé que Rome s’apprêtait à mettre fin aux contrats qu’il avait conclus avec les opérateurs chinois ZTE et Huawei.

Toutefois, le ministère de l’Industrie de l’Italie a rapidement fait un démenti de ces allégations. Il a d’ailleurs affirmé que le gouvernement n’a « aucune intention d’adopter de telles initiatives ».

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Pour rappel, l’Italie prévoit actuellement de construire un réseau de téléphonie mobile basé sur la technologie 5G. Or, Huawei, le leader mondial actuel en matière de production d’équipements de télécommunications, fait en ce moment l’objet d’une surveillance internationale et ce, à cause de ses relations avec la Chine.

L’Italie ne considère pas Huawei comme une menace

La Chine est effectivement soupçonnée d’utiliser les réseaux 5G de l’entreprise de téléphonie mobile pour mener des opérations d’espionnage. De nombreux pays sont donc d’avis à ce que les réseaux de cinquième génération de Huawei représentent, ou pourraient représenter une menace pour la sécurité nationale. Des soupçons et allégations que Huawei réfute totalement, entièrement et incessamment. A en croire le communiqué publié par le ministère de l’Industrie de l’Italie, il semble que ce gouvernement fait partie des rares pays qui accordent encore le bénéfice du doute à Huawei.

Le ministère a ainsi déclaré dans son communiqué que la sécurité nationale est, certes, une priorité et que le gouvernement interviendrait en cas de problèmes critiques. Toutefois, pour l’instant, l’Italie affirme qu’aucun problème n’est survenu et que rien ne prouve que Huawei représente une menace pour la sécurité nationale.

Huawei et ZTE ont quand même déjà obtenu quelques contrats

Bien que Bruxelles n’ait pas prononcé d’interdiction contre les équipements de réseaux 5G de Huawei, certains groupes et organisations, comme le groupe britannique BT et l’organisation française Orange, ont déclaré qu’ils n’utiliseront pas ces équipements sur leurs réseaux nationaux centraux.

En outre, la chancelière fédérale, Angela Merkel a annoncé qu’il fallait que Huawei se porte garant qu’aucune information sur l’Allemagne ne sera communiquée au gouvernement chinois. En d’autres termes, l’entreprise ne pourra participer à la construction de réseaux 5G en Allemagne que si elle est en mesure de fournir ces garanties.

Malgré ces réticences, Huawei a quand même obtenu des collaborations avec Telecom Italia Mobile (TIM), Fastweb et Vodafone. ZTE, quant à lui, travaillera en partenariat avec le fournisseur de services Wind Tre et la société d’infrastructure à large bande Open Fiber.

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