L’Occident à l’unisson contre Huawei

Huawei est une marque incontournable et connue de tous en Asie. Depuis le second trimestre 2018, le géant chinois a dépassé Apple dans le classement mondial des ventes de smartphones. La firme se trouve alors sur la deuxième place du podium juste après Samsung.

Sur le plan commercial, tout va donc pour le mieux. La croissance de la compagnie est cependant menacée. De nombreux pays soupçonnent une collusion avec les services de renseignement chinois.

Début janvier 2019, deux personnes ont été arrêtées par les autorités polonaises. Elles ont été accusées d’espionnage au profit de la Chine. L’un travaillait pour Orange et l’autre pour Huawei. Il s’agissait du Directeur des ventes de la marque. Les locaux de la multinationale ont donc fait l’objet d’une perquisition. Ledit responsable a plus tard été licencié.

La société a vivement affirmé ne pas être impliquée dans les agissements de l’ancien collaborateur. Cet incident a tout de même porté atteinte à son image.

Méfiance des pays occidentaux par rapport à Huawei

Les équipements du géant chinois ont été rejetés par de nombreux pays.

En Grande-Bretagne, l’opérateur BT a annoncé vouloir se séparer des équipements de la marque pour les réseaux 3G et 4G. En Allemagne, Deutsche Telekom a adopté la même position. En France, Orange a également choisi de ne pas faire appel à la firme pour déployer le réseau 5G. Toujours en Europe, en République tchèque, le ministre annoncé ne plus faire usage des produits de Huawei au niveau de ses services.

Le boycott des smartphones de la marque a connu son apogée lors de l’arrestation de la fille du PDG. Meng Wanzhou a été arrêtée au Canada en décembre 2018. Elle était soupçonnée d’avoir dérogé aux sanctions américaines à l’encontre de l’Iran. La justice américaine reproche également Huawei de vol de technologies. Le groupe est plus précisément accusé de vols de matériels utilisés par une branche américaine de T-Mobile.

Une situation critique pour le géant chinois

Face aux accusations des pays occidentaux, le PDG fondateur Ren Zhengfei a réagi. Le CEO a fait une apparition publique exceptionnelle. Très peu exposé au public, la dernière datait de l’année 2015. Il a ainsi démenti toute relation entre sa compagnie et le gouvernement. Ren Zhengfei est un ancien délégué de l’Armée populaire de libération chinoise. Malheureusement, ce détail inquiète les officiels américains.

Les Etats-Unis redoutent particulièrement le cyberespionnage à travers les appareils utilisés. La CIA, le FBI et la NASA partagent cette même inquiétude. En Europe, le ministre polonais de l’Intérieur a appelé l’Union européenne à exclure Huawei du marché européen.

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