Loch Ness : aucun signe de l’existence de la créature mythique

Depuis près de quinze siècles, des observations d’une mystérieuse créature dans le Loch Ness, en Écosse, ont été rapportées. De nombreuses hypothèses ont été avancées concernant sa nature : plésiosaure, poisson-chat géant, esturgeon, saumon, anguille géante, etc.

Certaines personnes pensent qu’il s’agit d’une supercherie. Récemment, une équipe de scientifiques a publié des résultats d’une étude réalisée sur des échantillons prélevés dans le lac.

Vidéo monstre Loch Ness

Crédits Pixabay

Les travaux ont été réalisés par une équipe de l’Université d’Otago, en Nouvelle-Zélande, menée par le professeur Neil Gemmell. Les scientifiques ont commencé à collecter des morceaux de fourrure, de plume, de peau, d’écaille et de fèces dans l’eau du lac depuis plus d’un an. Jusqu’ici, ils n’ont trouvé aucun signe de la créature mythique.

Les résultats de la recherche ont été présentés lors d’une conférence organisée à Drumnadrochit, un village situé sur la côte est du Loch Ness, au nord-est de l’Écosse, près de la ville d’Inverness.

Un manque de preuve n’est pas une preuve d’absence

Les chercheurs ont recueilli des échantillons à trois différents niveaux de profondeur du lac. « Il y a 500 millions de séquences différentes », a révélé Neil Gemmell. Ils les ont comparés à celles d’autres êtres vivants en s’appuyant sur plusieurs bases de données génétiques.

Toutefois, le scientifique néo-zélandais reconnaît que les échantillons ne sont pas suffisants. Ils ne concernent qu’une partie du lac. Mme McAlley, journaliste de STV News, a tweeté que, pour les gens qui veulent croire aux monstres, il peut encore y avoir de l’espoir, car il y a encore beaucoup d’incertitude. D’ailleurs, le généticien a noté qu’un manque de preuve n’est pas nécessairement la preuve d’une absence.

Une anguille géante ?

Le vrai but de l’équipe de Neil Gemmell n’était cependant pas de démontrer l’existence ou la non-existence de la créature, mais d’étudier la biodiversité du lac. Si les scientifiques n’ont trouvé aucun signe de celle-ci, ils ont néanmoins fait un constat assez particulier.

Ils ont remarqué une quantité surprenante de séquences ADN d’anguilles dans l’eau du lac. « Donc une hypothèse populaire pour expliquer les observations de Nessie ne peut pas être exclue », a affirmé Neil Gemmell, en faisant référence à celle de l’anguille géante.

Moralité, le plésiosaure qui agite les médias depuis plusieurs décennies maintenant pourrait n’être qu’une – ou plusieurs – anguilles géantes.

Ce qui risque cependant de ne pas faire les affaires de la région. Le monstre du Loch Ness est en effet devenu au fil des années un véritable argument marketing pour le tourisme local. Des dizaines de milliers de personnes font ainsi le déplacement sur place chaque année pour tenter d’apercevoir la mythique créature.

Et forcément, une anguille, c’est beaucoup moins vendeur.

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