Lockheed Martin conçoit un satellite révolutionnaire

Entre ouragans, tremblements de terre et feux de brousse, il peut être difficile de trouver la sérénité quand les saisons propices à ces catastrophes s’annoncent. Pour répondre plus efficacement à ces menaces, Lockheed Martin prépare en ce moment un immense satellite qui ira bientôt se loger dans les confins du ciel pour compenser – et de loin – les lacunes des satellites actuels.

Un satellite géostationnaire en orbite autour de la terre

Dans une salle blanche aux dimensions titanesques des ingénieurs habillés de combinaisons et de masques – blancs également – s’activent autour d’une monumentale masse métallique. Leurs missions consistent à prendre des mesures au laser pour pouvoir ajuster des composants au millimètre près. Il faut dire qu’aucun détail ne doit être négligé, même le plus insignifiant.

Si beaucoup d’éléments doivent être réglés manuellement, un lot considérable du travail d’assemblage reste tout de même automatisé afin de gagner du temps et économiser des ressources.

Des tests répétitifs poussés

Conçu pour la NASA et la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), le satellite GOES-T de Lockheed Martin Space a valu l’attribution d’un budget de 10,8 milliards de dollars. Autant dire qu’il vaut mieux éviter tout risque d’essuyer une détérioration prématurée de l’appareil. Pour cette raison, les composants sont soumis à des tests de vibration qui simulent le tremblement d’un lancement de fusée. Ces essais se déroulent sous vide dans des « chambres » dédiées. Des bras robotisés s’étendent ainsi de toutes parts dans la salle de construction dont l’accès est strictement contrôlé sous haute sécurité.

Cette première phase de tests laisse ensuite place à d’autres séries de mises à l’épreuve. Celles-ci sont destinées à s’assurer que les équipements thermiques, de navigation et de communication fonctionnent de manière optimale et résisteront aux conditions extrêmes de l’espace.

Trente fois plus de données vitales à recueillir

Le satellite est destiné à entrer en orbite géostationnaire, à un peu plus de 35 000 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre. Il recueillera également d’énormes quantités de données sur la météo ici sur Terre et dans l’espace. Le volume d’informations que sera capable de collecter le satellite GOES-T sera « 30 fois supérieur » à celle des précédents satellites d’après Alreen Knaub, directrice adjointe du programme GOES-T. Les données météorologiques seront relatives à la Terre, à l’espace et au soleil, notamment les éruptions solaires, les risques de rayonnement et perturbations magnétosphériques.

Le  (prédécesseur de l’actuel) a été « un excellent outil pour prédire les incendies de forêt, gérer les incendies de forêt et savoir où envoyer les pompiers. » Il a été également extrêmement utile dans la prévention de la trajectoire de l’ouragan Ida avec 60 heures d’avance, rapporte Alreen Knaub. C’est dire à quel point GOES-T, dont le lancement est prévu pour février 2022, apportera incontestablement une colossale plus-value en termes de prévisions météorologiques.

L’hémisphère nord-occidental de la terre sera la zone couverte par le satellite.