L’OMS vient de qualifier l’infection à coronavirus d’ « urgence sanitaire d’envergure mondiale »

Depuis sa découverte, le coronavirus 2019-nCOV a infecté plus de 9000 personnes dont plus de 200 y ont déjà laissé la vie. Comme on le sait, le virus s’est déjà propagé hors des frontières chinoises. En effet, des cas d’infections au coronavirus 2019-nCOV ont déjà été signalés dans 19 autres pays.

L’OMS n’est pas restée sans réaction face à cette épidémie contre laquelle, rappelons-le, les chercheurs n’ont pas encore trouvé de parade.

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Jeudi dernier, l’Organisation mondiale de la Santé a ainsi donné l’alerte et déclaré cette épidémie comme étant « une urgence de santé mondiale ». Ce qui est tout à fait normal, car de nombreux pays ne seront pas prêts à y faire face.

Un fléau encore inconnu il y a peu de temps

Tout d’abord, il est important de noter que les symptômes du 2019-nCOV sont semblables à ceux d’une simple grippe (de la fièvre, de la difficulté à respirer, des maux de tête et des frissons). Mais seule une analyse en laboratoire peut confirmer un cas d’infection au 2019-nCOV.

Face à cette épidémie contre laquelle aucun vaccin ni traitement curatif n’est disponible, l’OMS a décidé de réagir. Jeudi dernier, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS, a souligné l’étonnante émergence de ce fléau pathogène qui était encore inconnu il y a quelques semaines.

Ce dernier insiste aussi sur notre manque de connaissances à l’égard des capacités de ce virus et sur les menaces que sa propagation pose au niveau des pays où le système de santé est moins avancé. Il enjoint ainsi tout le monde à bien se préparer et à « agir maintenant ».

Une échelle de risque sanitaire très peu utilisée

Cette distinction d’urgence de l’OMS a été créée en 2005 et n’a été utilisée que 5 fois depuis sa mise en place. Parmi ces cas, nous pouvons énumérer deux cas d’Ebola, qui ont eu lieu en 2013 en Afrique de l’Ouest et en 2018 au République démocratique du Congo.

Face au coronavirus 2019-nCOV, l’OMS espère une meilleure collaboration des pays pour développer un vaccin.

Afin d’éviter la propagation, la directrice du Centre national de vaccination et des maladies respiratoires du CDC, Nancy Messonnier, a conseillé des gestes simples comme se laver régulièrement les mains, se couvrir la bouche quand on tousse, mais surtout d’être attentif aux informations partagées.

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