L’Origine du Monde : le mystère enfin résolu ?

“L’origine du monde” est un célèbre tableau, pour le moins osé, réalisé par le peintre et sculpteur français, Gustave Courbet, en 1866. Le tableau est exposé au musée d’Orsay depuis 1995.

Jusqu’à présent, un mystère entourait ce tableau, à savoir l’identité de la femme nue qui est représentée sur la toile.

Peinture

Et bien, il semble que le mystère soit enfin élucidé grâce à une correspondance établie entre Alexandre Dumas fils et Georges Sand (pseudonyme de la romancière française Amantine Aurore Lucile Dupin).

Une phrase intrigante écrite par Dumas fils à Sand

Cette question vieille de 152 ans a toujours été un grand mystère dans le monde de l’art : qui pouvait bien être cette femme qui a posé nue dans le célèbre tableau “L’origine du monde” de Gustave Courbet ? Après plus d’un siècle et demi, la réponse a enfin été trouvée presque par hasard par Claude Schopp, grand spécialiste d’Alexandre Dumas père et fils, et Goncourt de la biographie en 2017.

C’est en travaillant sur les liens entre Alexandre Dumas fils et George Sand que Claude Schopp est tombé sur une phrase d’une transcription de Dumas à Sand qui disait : “On ne peint pas de son pinceau le plus délicat et le plus sonore l’interview de Mlle Queniault de l’Opéra”. Cette phrase, pour le moins insensée, a particulièrement intrigué l’auteur et le poussa à chercher à en savoir davantage.

L’identité de la femme nue de “L’origine du monde”

“L’interview de Mlle Queniault de l’Opéra”, qu’est ce que cela peut bien vouloir dire, s’interrogea Claude Schopp. On ne parlait pas d’interview à l’époque, ce mot devait donc probablement vouloir dire autre chose. Pour percer le mystère, Claude se mit à chercher à partir du préfixe “inter”, et se dit que le mot employé en réalité par Dumas fils devait être “intérieur”. Pour corroborer son hypothèse, il se rendit à la Bibliothèque Nationale de France où se trouve le manuscrit original. Et là quel ne fut sa surprise lorsqu’il découvrit que c’est en effet  “intérieur qu’il fallait lire, le mot est même souligné pour montrer sans doute qu’il ne s’agissait pas du mot propre, mais d’une figure de style”.

Ce qui voulait dire que cette femme nue dans le tableau de Gustave Courbet était bien Constance Quéniaux, une ancienne danseuse de l’Opéra de Paris. En 1866, Quéniaux était la maîtresse de Khalil-Bey, un diplomate turco-égyptien qui se trouve être l’homme qui avait commandé le tableau !