Lucasfilm s’exprime sur la plus grosse controverse de Rogue One

De nos jours les polémiques et autres controverses sont légion. Ces dernières deviennent d’ailleurs si communes qu’il est parfois difficile de savoir précisément ce qui les a générées ; et bien souvent, quelques semaines seulement après leur apparition, plus personne ne s’en rappelle.

(Attention ce qui suit risque de spoiler sévère)

Mais si nous parlons controverse, c’est parce que Rogue One – dernier Star Wars en date – a essuyé quelques plâtres au sujet de l’apparition d’un personnage bien connu des fans de la saga : le Grand Moff Tarkin. Une présence justifiée par le scénario du film (calé juste avant les événements de Star Wars IV – Un nouvel espoir), mais qui a posé un léger souci, son interprète – Peter Cushing – étant décédé en 1994…

Rogue One controverse

Avoir ramené numériquement un acteur à la vie, voilà le fond de cette fameuse controverse.

Pour pallier à cet état de fait, la production du film (Lucasfilm dans le cas présent) a pris la décision de ramener numériquement l’acteur à la vie.

L’imagerie de synthèse à la rescousse

C’est donc grâce à la magie de la CGI que le comédien britannique Guy Henry (qui a réalisé les séquences de motion capture), est apparu à l’écran sous les traits du Grand Moff que l’on connait. Il n’en fallait pas plus pour faire jaser, et c’est lors d’une interview pour le New York Times que certains membres de l’équipe ayant œuvré sur Rogue One se sont exprimés sur cette épineuse technique.

Dans un premier temps Kiri Hart (l’une des productrices du film) a expliqué pourquoi la décision de faire apparaître Tarkin à l’écran a été prise.

Pour elle les choses sont simples, elle explique : « s’il n’était pas dans le film, nous aurions dû expliquer pourquoi il n’y était pas.« , et précise en outre que ce personnage est central tout autant dans l’intrigue de Rogue One que dans celle de Star Wars IV.

Une technique à utiliser avec parcimonie

En ce qui concerne la technique utilisée en elle-même – et la question éthique qu’elle peut effectivement soulever – John Knoll (également producteur pour Rogue One) a indiqué que lui et ses collègues étaient parfaitement conscients que ramener des acteurs à la vie via l’imagerie numérique pouvait devenir « une pente glissante« .

Visiblement réaliste face aux éventuels problèmes que cette technique pourrait poser si elle était utilisée à tort et à travers, il a ajouté : « c’est quelque chose de très compliqué et de très coûteux à réaliser. Je vois mal quelqu’un s’engager à la légère dans ce genre d’entreprise. »

Voilà qui devrait rassurer les mécontents, l’expérience n’étant manifestement pas amenée à être renouvelée à chaque film de la licence.