L’UE prévoit de sanctionner les plateformes sociales qui ne suppriment pas les contenus terroristes en moins d’une heure

En 2017, le site britannique Policy Exchangea a publié un rapport intitulé The New Netwar : Countering Extremism Online dans lequel il révélait que les organisations terroristes utilisaient les plateformes de médias sociaux pour diffuser leurs idéologies extrémistes.

Parmi ces réseaux sociaux, Facebook, YouTube, Twitter et Telegram ont été le plus cités.

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En regard à cela, l’Union européenne a établi des lignes directrices en mars 2018 pour concevoir une nouvelle législation qui viserait à détecter et à éliminer ces contenus illicites en ligne en moins d’une heure. Si au départ, l’UE a songé à instaurer des plateformes spéciales pour effectuer cette tâche, elle a désormais changé d’avis.

Elle prévoit de sanctionner directement les plateformes par l’imposition d’amendes.

Les réseaux sociaux réticents à supprimer automatiquement ces contenus

Le rapport de Policy Exchangea a démontré que Facebook, Twitter, Telegram et YouTube étaient les plateformes préférées des terroristes pour promouvoir leur propagande. De plus, une étude publiée en juillet 2018 par Counter Extremis Project a dévoilé que YouTube lassait s’afficher plus de 1 340 vidéos extrémistes en plus de 24 heures.

Elles ont largement eu le temps d’accumuler des centaines de milliers de vues et elles sont même téléchargées et partagées sur les autres plateformes sociales.

Ce retard dans la réaction des plateformes sociales dans la suppression des contenus illicites, même si elles peuvent avoir recours à l’intelligence artificielle pour bloquer ou, du moins, identifier automatiquement ces contenus, laisse à penser qu’elles ne veulent pas froisser les utilisateurs de leurs plateformes avec des politiques qui restreignent la liberté d’expression.

Une réglementation plus stricte des médias sociaux

Au vu de cette situation, l’Union européenne prévoit de concevoir une législation qui ciblerait directement les médias sociaux et sites web laissant apparaître ces propagandes terroristes en ligne. Selon le commissaire européen chargé de la sécurité, Julian King, cette réglementation permettra de créer une sécurité juridique et s’appliquera tant bien pour les plateformes sociales que pour les sites de tout genre.

Une fois cette législation conçue, elle sera soumise à l’approbation du Parlement européen et à la majorité des États membres de l’Union européenne. Cependant, il semblerait que ce projet de durcissement de la réglementation des plateformes sociales et sites web fasse débat au sein de la commission et certains membres seraient même contre ce projet.

L’une des solutions pour limiter et d’éradiquer la propagation des contenus terroristes est l’auto-réglementation des plateformes.