Lunatix : bientôt des robots lunaires pilotables depuis nos PC ?

L’idée de la colonisation de la Lune devient de moins en moins utopique. Une équipe d’ingénieurs travaille actuellement sur un projet innovant baptisé Lunatix. Il s’agit de proposer aux joueurs de jeux vidéo du monde entier de commander un rover sur la Lune depuis leur PC. Pendant que ceux-ci restent concentrés sur le jeu, les caméras et capteurs de l’engin enregistrent des données essentielles à l’exploration du satellite terrestre.

Actuellement, la start-up est encore à la recherche d’une source de financement. En tout cas, l’idée a suscité l’intérêt de plusieurs investisseurs. L’équipe collabore avec Jorge Fiebrich, un ingénieur de l’Agence spatiale européenne (ESA). Ensemble, ils visent le marché mondial des gamers dont l’envergure est estimée à 29,4 milliards de dollars pour cette année.

Lunatrix

Les ingénieurs prévoient d’envoyer cinq nanobots d’1,3 kilogramme sur la Lune. Les prototypes sont inspirés du concept du Village lunaire de l’ESA. Ils seront lancés par l’intermédiaire d’un atterrisseur appelé Peregrine dont le lancement est prévu pour 2019.

Des animations augmentées

Un logiciel dédié directement téléchargeable sur PC permettra aux joueurs d’accéder au stream vidéo délivré par la caméra du rover. À cause de la distance qui sépare la Terre de la Lune, un retard du signal d’un délai d’environ trois secondes serait inévitable.

Afin de remédier à cela, les ingénieurs prévoient de recourir à des animations augmentées.

Le premier rover sera vendu au plus offrant, avec une offre de départ d’environ quinze millions. Celui qui l’achètera disposera alors du contrôle de l’engin à lui tout seul. Par contre, les nanobots restants seront loués par tranches de temps d’utilisation.

Concrètement, les joueurs pourront acheter des sessions du jeu par crédit, à raison de cinq cents dollars les vingt minutes environ.

Apporter sa part à la colonisation de la Lune

Chaque jour, au total, les quatre rovers pourraient assurer environ deux cent quarante sessions. Toutefois, les engins ne seront opérationnels que durant deux semaines consécutives.

Cette contrainte est due à la nuit lunaire de quatorze jours durant laquelle les températures peuvent descendre jusqu’à environ cent soixante-dix degrés Celsius.

Les données recueillies seraient, dans l’avenir, utiles à l’établissement des futures bases scientifiques sur la Lune. « Même si cela prend des années ou des décennies, je m’en fous – si je savais que j’avais contribué à cela, je serais l’homme le plus heureux du monde. Je signe de suite », s’est enthousiasmé Jorge Fiebrich.