L’US Army teste une montre connectée capable de détecter le Covid-19 et d’autres maladies

En ces temps difficiles où le monde continue de lutter contre la propagation du Covid-19, tous les outils pour combattre la maladie sont les bienvenus, qu’il s’agisse d’une méthode pour détruire le virus ou encore pour le détecter. Du côté de l’armée américaine, l’on sait qu’ils sont actuellement en train de tester de nouveaux appareils qui pourraient aider dans la détection des cas de Covid-19. Il s’agit d’une montre connectée développée par Garmin, et d’un anneau appartenant à la même catégorie fabriqué par Oura.

Selon les informations, ces nouveaux gadgets font partie d’un nouveau système sanitaire établi par le DIU ou Defense Innovation Unit, en partenariat avec le DTRA ou Defense Threat Reduction Agency, et Philips Healthcare. Grâce à leurs capteurs intégrés, les appareils peuvent alerter les responsables si la personne qui les porte risque de tomber malade dans les deux jours. Ils fonctionnent en détectant les infimes variations biométriques comme les changements de la température au niveau de la peau. Les données sont analysées par un nouvel algorithme développé et entraîné par Philips, et c’est cette analyse qui va prédire si le porteur tombera bientôt malade du Covid-19 ou de toute autre maladie.

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D’après les responsables, le système utilisé dans les appareils s’appelle RATE ou Rapid Analysis of Threat Exposure. Celui-ci n’est en fait pas capable de dire quelle maladie une personne a contractée, mais il peut calculer la probabilité qu’une personne tombe malade sur une échelle de 1 à 100.

Une technologie qui tombe à pic

La montre et l’anneau intelligents sont en fait disponibles dans le commerce, mais l’armée américaine a décidé de les tester avec le nouvel algorithme, principalement dans le but de lutter contre le phénomène d’absentéisme au sein des troupes. Selon le Dr. Christian Whitchurch, un des responsables au DIU, les appareils n’ont pas été expressément développés pour détecter le Covid-19. Toutefois, l’algorithme a été entraîné sur des variantes du SRAS, et le nouveau coronavirus appartient à cette catégorie.

Le Dr. Whitchurch a ajouté qu’ils ont redirigé le modèle qui a été développé pour les hôpitaux dans un contexte militaire en se basant sur une technologie disponible pour le public.

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Des résultats prometteurs

D’après les scientifiques derrière ce nouveau système, ils ont pu identifier 6 marqueurs qui permettent à l’algorithme de Philips d’avoir un aperçu de la santé d’une personne près de 48 heures à l’avance. D’ailleurs, les appareils ont été donnés à tester à environ 400 personnes en juin dernier, et après deux semaines, ils ont réussi à détecter pour la première fois un cas de Covid-19. Les chercheurs précisent cependant que le système détecte que le porteur n’est pas en forme, mais ce sont des analyses ultérieures qui permettent de dire qu’il s’agit d’une telle ou telle maladie.

Un communiqué de presse effectué par les responsables de l’armée a indiqué que le programme vise actuellement à enrôler 5000 participants pour un test plus étendu. Ces sujets vont inclure des personnels de la Navy et des Veteran Affairs, mais aussi des cadets de West Point et d’autres départements de la défense.

Pour le moment, cette technologie est surtout destinée à l’armée et les chercheurs n’ont pas demandé à ce que leur produit soit approuvé par la FDA. Cependant, si sa capacité de détection lui permet effectivement de prévenir une maladie chez une personne, c’est un système qui pourrait être très utile dans le domaine de la santé publique.

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