Selon Nature Climate Change, il faut lutter contre les fake news environnementales

En 2018, Gallup a réalisé une enquête annuelle sur l’environnement. Cette enquête a révélé que les préoccupations aux États-Unis sur le changement climatique étaient à peu près restées inchangées.

Si, en 2017, 87% des démocrates pensaient que le réchauffement du climat était dû aux activités humaines, ils étaient 89% à le penser en 2018. Du côté des républicains par contre, ce pourcentage est passé de 40%, en 2017 à 35% en 2018.

Forêt

Récemment, Nature Climate Change a publié un article selon lequel la lutte contre la désinformation sur le changement climatique devait passer par la mise en index des auteurs de ces allégations mensongères et des personnes qui financent leurs campagnes.

Selon Justin Farrell et Robert Brulle, informer le public des impacts des activités humaines sur le changement climatique n’est pas suffisant.

Et ce, parce que les systèmes de valeurs et les idéologies préexistantes ont une influence directe sur la conscientisation du problème par le public.

Les campagnes de désinformations sont souvent organisées et intentionnelles

Ces auteurs proposent ainsi de mettre en place la stratégie de l’inoculation attitudinale. Cette dernière consiste non seulement à informer le public des faits, mais aussi de les alerter sur l’existence des campagnes de désinformation.

Ces campagnes sont souvent intentionnelles et mises en œuvre par plusieurs types d’organisation. Par exemple, des groupes de réflexion, des sociétés de relations publiques ou encore des groupes de pression. Le tout dans le but de dissimuler les vraies informations ou de semer le doute dans l’esprit du public.

Les auteurs des campagnes de désinformation doivent être identifiés

Cependant, Farrell et ses collègues déclarent que cette méthode n’a pas pour objectif principal de s’attaquer à la source des campagnes de désinformation. Les auteurs expliquent que cette stratégie ne fonctionne que si le public est alerté à temps.

Ils soutiennent également qu’identifier les sources de désinformation permettra de mieux mener les stratégies politiques et juridiques pour renverser l’opinion publique et la remettre sur le droit chemin.

Ils donnent pour exemple le cas d’ExxonMobil qui, en interne, a reconnu le problème du changement climatique, tout en le niant auprès de l’opinion publique.

Les auteurs ajoutent que ne pas tenir compte des campagnes de désinformation fait aussi partie de la stratégie. Toutefois, « affronter les architectures institutionnelles et politiques qui rendent possible la propagation de la désinformation » est indispensable, disent-ils.

Mots-clés climatécologie