Lyft : des employés accusés d’avoir volé les données de plusieurs célébrités

Lyft est une société américaine de VTC concurrente d’Uber. Comme la plupart des firmes œuvrant dans le numérique, elle a besoin de récolter des informations sur ses clients afin de mener à bien ses activités. Néanmoins, ces données censées être confidentielles auraient été utilisées par certains employés de la firme à des fins personnelles. C’est un ancien du personnel qui a dénoncé les abus via une publication sur la plateforme Blind.

L’ancien employé anonyme a confié que certains de ses anciens collègues auraient utilisé les données pour suivre des clients particuliers. Ils auraient espionné des célébrités comme des stars hollywoodiennes du porno et même Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook. Ces salariés se seraient également vantés d’avoir suivi leur ex ou leur partenaire actuel.

La firme a immédiatement réagi en publiant un communiqué le 15 janvier dernier. Elle a déclaré qu’une enquête intérieure vient d’être lancée.

Impunité au sein de l’entreprise ?

« J’ai entendu au moins un employé se vanter d’avoir le numéro de téléphone de Zuck (Mark Zuckerberg)», a témoigné celui qui prétend être un ancien salarié de la firme. Il a ajouté qu’« un autre employé s’est vanté de la collecte des informations des actrices et stars du porno hollywoodiennes ».

Cette pratique aurait duré depuis pas mal de temps, mais elle est restée impunie au sein de l’entreprise : « j’ai vraiment regardé l’historique de mes amis et ce que les chauffeurs en disaient. Je n’ai jamais eu de problèmes ». « Cela me parait irresponsable à un niveau que je ne peux pas tolérer », a-t-il déploré.

« J’ai essayé de changer cela de l’intérieur, mon espoir est que ce post va apporter les changements nécessaires pour protéger nos passagers et nos chauffeurs », a poursuivi l’ « initié ».

Un motif de licenciement

Lyft estime que les allégations faites à travers le post constituent une violation des règles de l’entreprise et un motif de licenciement. Le porte-parole a toutefois précisé qu’elles « n’ont pas été soulevées avec nos équipes juridiques ou exécutives. »

Le porte-parole de la firme a aussi noté que « les employés sont tenus de signer des accords de confidentialité et d’utilisation responsable, les empêchant d’accéder, d’utiliser ou de divulguer des données client en dehors de leurs responsabilités professionnelles ».

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