Lyft poursuivie en justice pour avoir enfreint la loi sur les congés maladie payés

Vendredi 29 mai, Reuters nous rapporte qu’une ancienne conductrice de Lyft a intenté une action en justice contre la société de covoiturage pour ne pas avoir accordé de congés maladie payés à ses conducteurs en dépit des risques de propagation du coronavirus.

L’ex-chauffeur en question s’appelle Cassandra Osvatics, qui réside à Bowie, au Maryland. Elle a effectivement accusé Lyft de soumettre les conducteurs anciens et actuels au choix fatidique de choisir entre soit, rester chez eux et risquer de perdre leur moyen de subsistance, soit « risquer leur vie et celle de leurs passagers » en allant quand même travailler malgré leur maladie.

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L’affaire intitulée Osvatics contre Lyft, référencée US District Court, District of Columbia, n°20-01426 est un recours collectif qui part du principe que les conducteurs de Lyft se voient comme des employés et qui leur donneraient ainsi droit à environ sept jours d’arrêt maladie payé par an sur la base de 2.000 heures travaillées.

Pour Lyft, les conducteurs sont des entrepreneurs indépendants et non des employés

Bien que cela ait toujours été source de discordes entre les conducteurs et les sociétés de covoiturage, Lyft – tout comme Uber – a maintenu jusqu’à maintenant que les chauffeurs étaient à leurs yeux des entrepreneurs indépendants et, à ce titre, ne peuvent pas prétendre aux avantages offerts aux employés.

L’entreprise basée à San Francisco a également déclaré dans un communiqué qu’elle soutenait financièrement les conducteurs diagnostiqués positifs au coronavirus et les aidait à obtenir les aides fédéraux, dont des congés maladie payés. Toutefois, l’entreprise a ajouté qu’ « un reclassement forcé mettrait en péril l’accès à des milliers de dollars de fonds fédéraux au pire moment ».

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Lyft ne mettrait-elle pas en danger ses conducteurs et leurs passagers ?

L’avocat d’Osvatics, Christopher McNerney, a déclaré de son côté que les experts estiment que les congés maladie payés réduisent la propagation des maladies, notamment quand on prend en compte que les conducteurs et les passagers pourraient les propager et les ramener chez eux.

Selon l’avocat, « il s’agit d’un problème national, car les sociétés de covoiturage ne proposent aucun congé maladie nulle part. Vous voulez que les conducteurs restent à la maison quand ils sont malades donc, quand vous montez dans une voiture Lyft, vous n’avez pas à craindre de tomber malade ».

Quelle sera la suite de cette affaire ?

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