A Lyon, ils louaient des Airbnb pour faire travailler des prostituées

Un très mauvais exemple d’entreprise familiale. En effet, mardi 2 février, les autorités ont interpellé une mère et son fils, tous deux d’origine chinoise, qui sont soupçonnés d’être à la tête d’un réseau de proxénétisme exploitant des femmes chinoises dans plusieurs communes françaises. Ils sont accusés de proxénétisme aggravé et devront répondre de ce chef d’accusation le 20 janvier 2022 devant le tribunal correctionnel de Nantes.

La mère en question est une femme âgée de 49 ans et qui serait elle-même une prostituée. Elle se chargerait de la formation des nouvelles recrues tandis que son fils, âgé de 24 ans, s’occupait de la prise de rendez-vous avec les clients, de la rencontre des clients avec les femmes et de la réservation des appartements.

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Un commerce qui aurait rapporté plusieurs centaines de milliers d’euros annuellement à la mère et à son fils.

Des rencontres organisées dans plusieurs communes françaises

En effet, les activités des proxénètes s’étendent à plusieurs communes françaises. Ils louaient des appartements trouvés sur Airbnb à la semaine, notamment à Nantes, à Angers, Le Mans, à Nîmes, à Marseille, à Toulouse, à Lyon mais aussi à Chartes rapporte Lyon Capitale.

Une enquête portant sur ces proxénètes a été ouverte en juin 2020 après qu’une source ait renseigné les autorités concernant la prostitution de clandestines chinoises dans un appartement à Nantes. Car, les femmes en question – âgées entre 30 et 40 ans – étaient en situation irrégulière. Autrement dit, elles n’avaient pas de papiers.

L’affaire a été prise en main par la direction interdépartementale de la police aux frontières (PAF) à Nantes, sous la houlette des magistrats du bureau du suivi des enquêtes (BSE) du parquet de Nantes.

Les proxénètes présumés encourent 10 ans de prison

L’investigation a ensuite conduit à plusieurs interpellations et perquisitions simultanées à Lyon, dans le Val-de-Marne, à Orvault et à Nantes. Une étudiante chinoise a d’ailleurs été interpellée. Soupçonnée de profiter des fonds liés à la prostitution, elle a finalement été relâchée. Toutefois, la mère et le fils n’ont pas pu échapper à la justice.

Lors des perquisitions, la PAF a effectivement saisi 9.000 euros en liquides dont 6.500 euros dans un appartement du Val-de-Marne dans lequel les proxénètes présumés résidaient. Lors de l’audition des femmes, celles-ci ont déclaré aux enquêteurs qu’elles devaient reverser la moitié des sommes gagnées aux proxénètes.

Ces derniers ont été remis en liberté à l’issue de leur garde à vue mais ils devront se présenter devant la justice le 22 janvier 2022 et encourent une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.

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