Mad Max : pour la suite, George Miller songe à plusieurs facettes pour Furiosa

Sans les traits de Charlize Theron, la Furiosa de la préquelle de Mad Max: Fury Road pourrait bien arborer un visage peu attendu. Son réalisateur George Miller dit ainsi réfléchir à deux pistes dont l’une ferait de Furiosa un personnage maléfique.

Il est un peu normal de ne pas savoir grand-chose de la préquelle de Mad Max: Fury Road annoncée l’été dernier par son réalisateur George Miller. Ce dernier ne s’y consacrera ainsi véritablement qu’après avoir mis la touche finale à Three Thousand Years of Longing, dont le tournage était censé débuter en mars avant l’arrivée du Covid-19.

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On sait d’ores et déjà, et c’était prévisible, que Charlize Theron n’incarnera pas une version plus jeune de son personnage de Furiosa. Une décision qui avait attristé l’actrice sans pour autant remettre en question son respect pour George Miller.

Miller pense à une Furiosa sur le chemin du mal… et à l’accueil des fans

Dans un entretien à distance réalisé dans le cadre du New-York Comic Con (des propos rapportés traduits par EcranLarge), le réalisateur a évoqué deux voies que pourraient emprunter Furiosa dans sa prochaine production Mad Max. De son aveu, l’une d’elles ne représente que peu d’intérêt à ses yeux :

“J’y ai souvent pensé. Il y a deux chemins possibles. Le premier est utopique, et ne crée pas une histoire très intéressante à raconter. J’ai imaginé que, dans cette direction, la première chose que Furiosa ferait serait de monter à la Citadelle et de libérer l’eau… ça n’a pas été retenu”.

George Miller mentionne ensuite Joseph Campbell, professeur et mythologue qui, s’il ne l’a pas initié, est en revanche connu pour avoir développé le monomythe. Soit l’idée que tous les mythes du monde rejoignent une trame commune :

“Campbell a dit que l’histoire typique veut que le héros d’aujourd’hui devienne le tyran de demain. Le héros est celui qui apporte le changement. Il ravale son intérêt propre pour le bien commun. Campbell dit en gros que… on aime trop ce que l’on a construit, ou sauvé. On devient crispé. On devient l’orthodoxie. On développe le dogme pour en devenir son protecteur. C’est en général le rythme de ces histoires.”

George Miller veut toutefois éviter de lancer son personnage dans un chemin qui ne lui ressemblerait foncièrement pas et que le public ne comprendrait pas. L’important finalement serait que naisse une vision que son créateur ne sera pas amené à regretter à un moment ou à un autre.

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