Mais au fait, à quoi ressemblerait la vie sur Europe ?

Les scientifiques s’intéressent depuis longtemps à Europe, la lune de Jupiter. Ce corps céleste serait, selon eux, potentiellement habitable. L’existence de jets de vapeur et de sel sur Europe ferait d’elle un endroit propice à la formation d’une vie extraterrestre.

En 2018, la NASA a fait savoir qu’elle comptait envoyer la sonde Europa Clipper aux alentours d’Europe pour savoir si cette lune possède « les ingrédients nécessaires pour héberger la vie. » Le lancement de cette sonde devrait se faire en 2022. En attendant que cela se fasse, les scientifiques poursuivent leurs observations pour en savoir plus sur Europe.

L'espace, ou plutôt la Voie lactée

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Une récente étude menée par l’astrobiologiste de la NASA, Kevin Hand, et le réalisateur James Cameron suggère qu’un point baptisé Sirena Deep, se trouvant dans la fosse des Mariannes, pourrait nous aider à nous faire une idée de ce à quoi ressemblerait la vie sur Europe.

Des micro-organismes avec un régime alimentaire à part

Dans le cadre d’une exploration marine baptisée DEEPSEA CHALLENGE, des chercheurs sont allés dans les profondeurs de la fosse des Mariannes, considérée comme l’endroit le plus profond de notre planète. Sur place, dans un point connu sous le nom de Sirena Deep, situé à plus de 10 600 mètres de profondeur, ils ont découvert l’existence de micro-organismes particuliers accrochés aux rochers.

Ces micro-organismes crépus et de couleurs vertes se nourrissent de produits chimiques provenant d’une réaction entre la roche et l’eau. Il s’agit d’un régime alimentaire à part, car la plupart des micro-organismes retrouvés dans les profondeurs marines se nourrissent surtout de débris et d’organismes morts.

Un indice sur la vie sur Europe

D’après James Cameron, coauteur de l’étude, cette découverte pourrait nous permettre d’en apprendre plus sur la vie sur Europe.

« C’est peut-être à ça que ressemble la vie à des milliards de kilomètres de nous. Cette étude nous permet également de remonter le temps, de revenir en arrière, il y a quatre milliards d’années, quand la vie n’en était qu’à ses prémices. »

Kevin Hand a poursuivi en ces termes :

« La découverte de cet éventuel écosystème de micro-organismes qui survit grâce à la chimiosynthèse dans la région la plus profonde et la plus sombre de nos océans pourrait nous donner des informations précieuses sur le potentiel de vie dans les profondeurs d’Europe. »

Kevin Hand et ses collaborateurs ont souligné le fait que des prélèvements d’échantillons doivent être effectués pour confirmer la découverte.

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