Mais au fait, les autres animaux peuvent-ils aussi avoir une crise cardiaque ?

Dans le monde, les crises cardiaques représentent une des premières causes de décès. Mais alors que cette maladie est un véritable danger pour l’être humain, constitue-t-elle également une menace pour les animaux ? Selon une étude publiée sur Live Science, la réponse est dans la majorité des cas « non ».

Concernant les vertébrés non mammifères, comme les crocodiles, les caractéristiques mêmes de leur cœur les protègent de ces malaises potentiellement mortels pour l’homme. D’un autre côté, malgré le fait que les cœurs de tous les mammifères soient similaires, chez les animaux, les crises cardiaques sont vraiment rares.

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La sensibilité de l’être humain serait en effet due à une mutation naturelle, qui ne se produit d’ailleurs que chez notre espèce. Cette mutation provoque la hausse de cholestérol, ce qui accroît également les risques d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Ce risque n’est que théorique chez quelques animaux

Une crise cardiaque survient quand une partie du cœur meurt suite à un manque d’oxygène. Cela peut se produire lorsque l’un des vaisseaux sanguins chargés d’approvisionner le cœur en sang oxygéné se rompt ou est bouché. Mais chez les vertébrés non mammifères, une telle situation ne constitue pas une menace pour leur santé.

En effet, leur tissu cardiaque est spongieux, ce qui permet à l’organe de toujours obtenir aisément du sang oxygéné. Grâce à cette particularité biologique, même si l’une des artères coronaires présente des problèmes cela n’aura aucun impact, ce qui écarte tout risque de crise cardiaque.

Les autres vertébrés les plus susceptibles de développer une crise cardiaque sont les oiseaux, du fait que les artères coronaires constituent la seule source de sang oxygéné pour leur cœur. Mais chez les mammifères, c’est un brin différent.

Pourquoi les crises cardiaques ne frappent-elles que les humains ?

Selon Nissi et Ajit Varki, de l’Université de Californie (San Diego), cela serait en partie dû à une mutation propre à l’être humain. Chez nous, cette mutation désactive le gène CMAHP qui joue un rôle majeur dans la production d’une molécule de sucre, une molécule appelée Neu5Gc.

Sans la Neu5Gc, le taux de cholestérol augmente considérablement, ce qui peut engendrer une sclérose artérielle, entraînant la formation de plaques dans les artères.

Une expérience a d’ailleurs permis aux chercheurs d’observer que chez des souris génétiquement modifiées, l’absence de Neu5Gc n’entraîne pas de crise cardiaque, malgré le fait que cela a causé une importante athérosclérose, l’un des principaux facteurs de risques cardiovasculaires.

Ainsi, malgré les similitudes dans la constitution des cœurs des autres mammifères avec celui de l’homme, ces derniers ne craignent pas les crises cardiaques comme c’est le cas pour nous autres.

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