Mais au fait, les ultraviolets peuvent-ils réellement tuer le Covid-19 ?

La lumière ultraviolette est utilisée depuis des décennies pour arrêter la multiplication des agents pathogènes. Et d’après une étude publiée récemment, elle est également capable de tuer le SRAS-CoV-2, le virus à l’origine de l’actuelle pandémie.

Mais attention, car pour cela, il faudrait un bon dosage et une opération complexe révélant uniquement de la compétence de professionnels.

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Les rayons UV sont classés en fonction de leur longueur d’onde. Les UVA sont ceux qui atteignent la surface terrestre, tandis que les UVB et la totalité des UVC sont absorbés par la couche d’ozone. Ces derniers peuvent agir comme désinfectants en raison de leur longueur d’onde plus courte et leur énergie plus intense.

L’étude a démontré que l’UVC-254 fonctionne, car cette longueur d’onde provoque des lésions dans l’ADN et l’ARN. Une exposition suffisante est à même de créer des dommages les empêchant de se répliquer. À cet effet, les micro-organismes ou les virus seront inactifs.

Une technique réservée aux établissements médicaux

« Les UVC, à une longueur d’onde spécifique de 254 nanomètres, ont été utilisés avec succès pour inactiver la grippe H1N1 et d’autres virus respiratoires aigus comme le SRAS-CoV et le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) », a déclaré Indermeet Kohli, une physicienne qui a étudié la photomédecine en dermatologie à l’hôpital Henry Ford de Detroit.

En revanche, elle a averti que cette technique de désinfection avec la lumière ultraviolette doit être réservée aux établissements médicaux.

La méthode doit être effectuée par des équipes spécialisées en photomédecine et en photobiologie.

Le risque d’endommager la peau et les yeux n’est pas le seul danger représenté par les lampes UV-C à domicile. Ces appareils présentent des limites en matière de contrôle de qualité et de précision. En plus, ils ne garantissent pas une élimination réelle d’un agent pathogène.

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Un nouveau logiciel dédié

« La facilité de leur utilisation et la nature sans contact des UVC en font un outil précieux dans le contexte de la pandémie. Toutefois, il leur faut une utilisation responsable et précise. Leur capacité à endommager l’ADN les rend extrêmement dangereux », a expliqué Kohli.

De nombreux paramètres doivent être pris en compte pour avoir le dosage parfait. Il s’agit de la géométrie de la pièce, de l’ombrage et du type de matériel à désinfecter. Néanmoins, cette assurance qualité est encore difficile à trouver.

Actuellement, une équipe de scientifiques travaille sur l’efficacité des Équipements de protection individuelle (EPI), tels que les masques faciaux et les respirateurs N95, contre les rayons UVC. Pour ce faire, elle a mis au point une machine destinée aux établissements médicaux d’un côté et un logiciel pour les utilisateurs d’un autre.

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