Mais au fait, pourquoi est-ce aussi difficile d’atterrir sur la Lune ?

Il y a un demi-siècle, l’humanité a réussi à se poser sur la surface lunaire grâce aux missions Apollo. Toutefois, malgré la précision des connaissances nécessaires à l’accomplissement d’un atterrissage lunaire, celui-ci reste une opération complexe.

D’après une publication de la journaliste Lisa Grossman sur Twitter, plus d’un tiers des trente tentatives d’atterrissage lunaire effectuées par des agences et des entreprises spatiales se sont soldées en échec.

JAXA Lune

Crédits Pixabay

Le 7 septembre dernier, l’Inde allait être le quatrième pays à se poser sur la Lune. Cependant, la mission, menée par Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO), a échoué. Tout aurait commencé par un problème de communication. L’agence aurait perdu contact avec l’engin, alors que celui n’était plus qu’à deux kilomètres de la surface lunaire.

Plus tôt dans l’année, le 11 avril, l’atterrisseur privé israélien Beresheet s’est écrasé sur le satellite. L’accident aurait été causé par instrument de transmission de données défectueux.

Le manque d’informations

Alicia Dwyer Cianciolo est une ingénieure en aérospatiale travaillant au Langley Research Center de la NASA, à Hampton, Virginie. Elle a expliqué à Live Science que, pour réussir un atterrissage sur la Lune, « beaucoup de choses doivent se passer exactement dans le bon ordre ».

« Si l’un d’eux ne le fait pas, c’est là que les ennuis commencent », a-t-elle ajouté.

Elle a également souligné qu’aucun des échecs d’atterrissage lunaire n’était lié à un événement naturel particulier. « Quand on voyage vite et qu’on doit ralentir dans un vide où on a très peu d’information, c’est difficile, peu importe qui on est et ce qu’on essaie de faire », a-t-elle déclaré.

Un système de navigation autonome lunaire

Avant l’atterrissage, l’engin serait propulsé à une vitesse comparable à celle d’un missile. De plus, il serait difficile de lui assurer un endroit sécurisé où se poser. Il y a lieu de constater que toutes les opérations échouées n’étaient pas contrôlées par des astronautes présents sur le terrain.

Les véhicules ont été commandés depuis la Terre. Pourtant, il n’existe pas encore un système de navigation autonome destiné au satellite, comme le GPS de la Terre. Lors de l’atterrissage d’Apollo 11, Neil Armstrong a ainsi dû prendre le contrôle de l’engin pour éviter un sol rocailleux.

Pour assurer le bon déroulement de sa mission Mars 2020, la NASA travaille justement sur un instrument de reconnaissance. Celui-ci aura pour rôle de repérer d’éventuels rochers, cratères et autres dangers.

Mots-clés lune