MangaMura : le plus gros pirates de mangas condamné au Japon

En 2019, Romi Hoshino, l’administrateur du site de piratage de mangas MangaMura, est finalement tombé entre les mains de la justice après avoir passé des mois à se cacher. Son arrestation a eu lieu à Manille. Il a ensuite été envoyé au Japon pour être jugé. Romi Hoshino est accusé de violations de droits d’auteurs.

Avant son arrestation, les autorités avaient fermé le site MangaMura en février 2018. Ce site créé en 2016 proposait aux internautes un peu plus de 60 000 mangas. On peut dire que MangaMura était un véritable cauchemar pour les détenteurs de droits d’auteurs. Il était en effet très populaire auprès des hotakus. Avant sa fermeture, le site enregistrait environ 100 millions de visiteurs mensuels.

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Récemment, Romi Hoshino a été jugé par le tribunal du district de Kukuoka au Japon. En plus de devoir passer plusieurs années derrière les barreaux, il devra s’acquitter d’une lourde amende.

Trois ans de prison et deux amendes

Le site MangaMura a fait perdre des milliards de dollars à l’industrie du manga au Japon. Comme le révèle l’Association de Surveillance de Distribution des Contenus (CODA), les pertes se sont élevées à environ 2,93 milliards de dollars entre la création du site et sa fermeture. Les détenteurs de droits d’auteurs pourront toutefois se consoler en se disant que la justice n’a pas été clémente avec Romi Hoshino.

À l’issue de son procès, il a écopé de trois ans de prison. Romi Hoshino devra également payer deux amendes. La première s’élève à 10 millions de yens (75 000 €). La deuxième amende, quant à elle, est de 62 millions de yens (464  000 €).

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Une décision approuvée par la maison d’édition Shueisha

Lors de l’annonce de ce verdict, le procureur a souligné la gravité des actes de Romi Hoshimo. D’après lui, ce que le jeune homme de 29 ans a fait est « hautement illégal. » Il a ajouté que ses actes pouvaient mettre en péril les développements de la culture.

La plupart des détenteurs de droits d’auteurs se sont réjouis à l’annonce de la sentence obtenue par Romi Hoshimo. La célèbre maison d’édition Shueisha n’a pas caché sa joie.

« La peine de prison est appropriée. Nous nous attendons à ce que cela ait un effet dissuasif », lit-on.

Reste à savoir si cela suffira vraiment à dissuader les autres administrateurs de sites pirates.